Jeudi 19 octobre 2006
Complicité
 
Côté jardin terrasse
Le malin étendu soupire
Les herbes rougissent sa peau
Côté chagrin l’angoisse
Agrippée à l’enfer
Des amours argentins
Complicité
 
Rires et pleurs
Nuances contrariées
S’irisent sans éclats
Côté chandelle étreintes
Le souffle court et chaud
D’une bouche à l’oreille
Complicité
 
Ciao la guerre
Vaste fresque
Côté clair sans l’ombre
D’un papillonnement d’éclair
Le quidam embusqué
Près d’un réverbère
Complicité
 
Côté câlin ton corps
Susurrements coquins
Engoncé dans des bulles
Vénus reine
Complicité
 
Des bouquets d’églantine
Cachés sous ta chemise
Vaporeuse crinoline
Impatience nodulaire
Côté secret la main
Complicité.
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Jeudi 19 octobre 2006
L’affaire (Effet du beuze à la lecture)
 
I.
 

Le vent gonflait en quintes mélodieuses les champs de blé mûr, où Octave et Lalie venaient se réfugier chaque jour des vacances. Le ciel libre de toute nébulosité, aspirait à la rêverie. Couchés dans les herbes sèches, ils recueillaient les frémissements de l’été en d’ineffables délices.

-        Je suis bientôt pouvoir racheter le château, déclara Lalie

Un pavé tomba dans la mare, les trempant entièrement. Le charme se rompit comme une fine couche de glace. Octave allongé à ses côtés eût un haut le corps. Une décharge électrique sensorielle venait de le secouer.

-        T’es folle d’agir ainsi, déclara-t-il.

Un milan se posa à l’extrémité nord du champ, sur un pan de clôture branlante. Son regard d’acier trempé perçait les alentours baignés par le halo blanchissant des rayons du soleil. Sa proie

Embusqué un lutin haletait ses souffrances timorées Un lapin détala, il était temps. Le milan alerté se jeta sur lui les serres en avant. Le lutin souffla. Il souffla si fort que sa tête éclata. Il mourut comme il avait v écu, toujours entre deux mottes, sans jamais avoir exhaussé le moindre vœu. De toute façon ce n’est pas un conte de fées ! Alors je ne suis pas fâché qu’il disparaisse de l’histoire.

Octave se leva et secoua son gilet avec énergie. Des particules lanigères virevoltèrent en tous sens, se compactant en un nuage bleu métallisé qui éclata en un bel orage. Des moutons se déversèrent à flot dans le pré avoisinant et dévorèrent la luzerne qui s’y élevait en plaques de dix à vingt kilos. Mais tout rentra rapidement dans l’ordre. Les moutons engraissés fondirent à la chaleur du soleil. La luzerne repoussa.

-        Je me demande, questionna Octave, quand tu cesseras ton affaire ?

-        - C’est le moyen le plus sûr pour se faire de l’argent, déclara Lalie agacée.

Les moutons engraissés fondirent à la chaleur du soleil. La luzerne repoussa…

-        Je me demande, questionna Octave, quand cesseras-tu ton affaires ?

-        C’est le moyen le plus rapide pour se faire de l’argent, déclara Lalie agacée.

Son visage rebondit et tacheté de rousseur fit une moue délicate. Octave haussa les épaules, tout en nouant son gilet autour de la taille. Il remit sa tignasse échevelée progressivement en place, en se servant de ses doigts comme d’un peigne. Puis il pinça son petit nez retroussé entre le pouce et l’index,k souffla énergiquement, propulsant à une vitesse fulgurante de minuscules gouttelettes qui s’écrasèrent au sol en formant de petites auréole flavescentes. Sa main se fraya avec dextérité dans l’échancrure pratiquée au flan de son pantalon de toile. I9l en extirpa un carré de tissu rose dans lequel il essuya consciencieusement ses doigts.

-        Il faut que j’y aille, dit-il tout en repliant le mouchoir qui se retira bien au chaud dans sa poche, pour poursuivre une sieste auparavant délaissée, on m’attend pour déroder. On se voit demain ?

Lalie feint un sourire.

-        Je ne sais pas, répondit-elle dédaigneusement.

Elle se frotta les mains que les herbes tranchantes, non repolies depuis le début de l’été, avaient striées longitudinalement. Octave ne sembla pas contrarié par la réponse de Lalie, il était habitué à ses caprices. Il tourna les talons incrustés de basalte, souvenir du Vésuve, et s’éloigna en courant. Chaqu’une de ses amples enjambées soulevait une nuée de poussière vaporeuse. Ses bras lui entrouvrirent un passage nécessaire à la propulsion dans la résistance de l’air. Sa tête inclinée vers l’avant en déflectait le surplus. Lorsqu’il parvînt au grand chêne il s’arrêta, se retourna et cria :

-        Demain même heure ! Il se remit à courir.

Lalie se leva pour réajuster sa robe et grommela :

-        on verra bien idiot si je suis là !

En se rasseyant, elle suivit la silhouette d’Octave qui ne tarda pas à disparaître dans les hautes herbes.

 
II.
 

Lalie s’était assoupie. Son visage qu’effleurait une brise légère, émanant des onguents qui saisirent un homme qui passait non loin d’elle. Vêtue d’une chemise aux carreaux brisés et d’un knickerbockers velours, il marchait à contre sens de la rotation de la terre, voulant ainsi démontrer qu’il remontait le temps. Il avait déjà parcouru quelques années en arrière et se retrouva à présent plus jeune. Mais il ne savait plus pourquoi il marchait à reculons, alors il continua en pensant qu’il finirait bien par savoir.

En s’approchant de la fillette, son pied se posa sur un scarabée qui en hurlant réveilla Lalie. Elle ouvrit les yeux, les battements de son cœur s’accélérèrent, l’homme se tenait debout face à elle. Quoi que Lalie n’eût que treize ans, elle produisait sur ses interlocuteurs une fascination telle, qu’ils ne résistaient pas à l’envie de converser.

-        Bonjour dit l’homme assuré.

Lalie chercha dans sa mémoire les fragments de visages connus, en rassembla les morceaux et les ordonna minutieusement. Non celui –là elle ne le connaissait pas. Tant mieux, elle n’éprouverait pas de remords.

-        Bonjour, répondit-elle avec un large sourire.

L’homme tout en s’asseyant à ses côtés, lui expliqua qu’il marchait à reculons sans savoir ni pourquoi, ni depuis quand. Lalie intéressée, le pressa de questions auxquelles il répondit aimablement. Elle lui suggéra de repartir dans le sens opposé, mais à l’endroit. De cette façon il parviendrait à son point de départ et son problème serait résolu. L’homme approuva et, profitant d’un temps mort qui s’arrêta au dessus de leurs tête, il changea de conversation ; le temps mort reparti, Lalie parla d’elle.

 
III.
 

L’homme attentif perçut une secousse, il comprit ce qui se passait. Mais il était trop tard, le sol céda sous son poids, il disparut dans la fosse béante qui venait de s’ouvrir. Lalie se pencha au dessus du trou, sortit un calepin de sa jupe dont elle détacha une feuille et se mettre à compter :

-        Nous disons donc trois hommes cette semaine, à raison de sept mille franc chacun, ce qui nous fait…heu…

Son visage s’illumina ; elle l’aurait son château. Sa main s’ouvrit sur le papier qui virevolta dans le puits sinueux de la taupinière…

 
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Mercredi 18 octobre 2006
Trouble ancré
 
La fraîcheur à mes pieds
Conduit à la souffrance
Des angoisses paradigmes
Nécessaire à l’endroit
Des magies créatrices
De Rebours à Là-bas
Se recherche le mal
Palpitante douleur
Prostré par ma psychose
A l’angoisse symbole
De termes empiriques
Se comble le fossé
De hurlements mentaux
A ne pas satisfaire
Sa propre idée de soi
Sans cesse repoussée
Vers de nouvelles fenêtres
Qui s’ouvrent à l’essentiel
Le mal –être de naître
Se cache derrière la vitre
D’insolites terreurs
Combien l’amour me porte
A balancer des mots
Qui affectés graciles
Se dissimulent opaques
D’abjection dégradés
D’une gangrène obsédé
 
Eradiquer les maux
Du spleen sans idéal
A rechercher dans l’art
La synecdoque fatale
Du malaise déréglé
Corrompu à l’espoir
Que l’échange du risque
Donnerait au forçat
De la vie absolue
J’ai une réponse simple
Mais toute idée d’espoir
Ne peut se consoler
Que d’instants conspirés
Qui font croire au bonheur
A jamais enrayés
A l’amour qui parlait
Quelques temps encore
Je garde dans mon âme
Une présence intime
Qui peu à peu m’apporte
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Mardi 17 octobre 2006
Surpris
 
Me voilà déversé
En onde débordante
A côté de ma vie
Au simple quotidien
Je cherchais l’Absolu
Le néant de l’oubli
Seul je suis parvenu
A me répandre en eau
J’étais pendant longtemps
Surveillant près de toi
Aujourd’hui éloigné
Je dois poursuivre la route
J’ai voulu ce départ
Tu me l’as imposé
Avant bien tôt ou tard
Il me faut composer
Ce qui était daté
En prévenant d’avance
La souffrance déchirante
De tout éloignement
C’est sans doute mieux ainsi
Mais les sourires me manquent
Et la nuit dure encore
Sans la moindre lueur
Les ténèbres engloutissent
Mon navire ténébreux
Si je l’avais prévu
J’en reste bien surpris.
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Mardi 17 octobre 2006
L’abri
 
Ainsi je vous écris
Du fond de mon abri
Le vent hurle sa force
Autour de mon campement
Les bombes et la grenaille
Déversent leur flamme
La mitraille et le sang
Je sors que pour faire face
Mais je suis bien trop fragile
 
Ce matin j’ai eu de vous
Ce petit mot d’amour
Et aussitôt sans peine
J’ai affronté la bourrasque
Et pluie battante en trombe
Je contemple de mille yeux
Cette plane surface
Emportée balayante
Par ces chauds courant d’air
Je me suis dit sans farce
 
Cette fois ci enfin
Elle répond à mes vœux
J’ai alors marché d’ahan
Et d’un pas soutenu
Je vous ai trouvé lasse
Quelque peu tiraillé
Par l’envie de faire face
Mais de reculer aussi
 
Les épigones ne manquent pas
Il suffit de comprendre
Les apolliniennes chansons
Leurs mots et leurs surfaces
Polis à renfort d’oraisons
 
Priapée n’est pas de glace
Mais s’assoit prestement
A côté de vos places
Où vous allez souvent
Du fond de mon abri
Je vous envoie cette lettre
Qu ‘elle vous étonne fort
De ma sombre existence
Voilà le maître mot
Hiver 1916 près de Verdun…
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Lundi 16 octobre 2006
Le dessous des masques
 
I.
 

Le carnaval, je déteste ça, parce que les gens s’imaginent que c’est le seul jour où l’on se déguise alors qu’en réalité c’est bien la seule fois où ils n’ont pas de masque. Mes réticences ne comptaient guère cependant ce soir là, car je devais en tant que frère (sinon mes parents ne me l’auraient pas pardonné) de Thimèrcie, participer au bal masqué qu’elle offrait pour ses dix-huit printemps. Et, dix-huit ans c’est important dans la tête d’une jeune fille. J’aurais souhaité qu Vierleux, malgré son penchant pour la bouteille, vienne ce soir, mais on ne peut que rarement compter sur lui, du moins pour être dans les taquets horaires. Aussi, je me retrouverai donc seul parmi une cohorte de jeunes gens entrains aux amusements de leur âge.

Pour l’instant je me trouve devant la glace de la salle d’eau, tentant de parachever mon maquillage. Tout d’abord je pensais me travestir en Pierrot, Joachil, un ami, m’en a dissuadé en invoquant la banalité de mon idée. Sur ses conseils judicieux j’ai opté alors pour une métamorphose en faciès de porc. Ce qui me donne le plus de mal, pour l’instant, c’est la fixation du groin…Voilà il tient… Finalement je ne me trouve pas trop mal quoi que… je préfère ma vraie face…

 
II.
 

Les premiers invités arrivent en flot continu. Ce sont des sonneries, de grosses rigolades et de longues embrassades. Personne ne se reconnaît et pourtant tout le monde s’accoquine. Dans un coin, je me sers un verre de chianti dont j’ai dissimulé la bouteille dans une plante verte. Je veux bien souscrire à l’entrée de ma petite sœur dans le monde des adultes, mais je me refuse à ingurgiter des limonades et des jus de fruits.

Une grosse dinde s’avance vers moi en gloussant.

-        Ca à l’air bon ce que tu bois ! C’st quoi ?

-        - Un jus de raisin ma belle, t’en trouveras au bar…

-        - Mais le votre a l’air meilleur, réplique-t-elle en en me vouvoyant et en se trémoussant.

-        Pour parer à ses avances je me précipite vers Thimèrcie qui vient d’apparaître en haut de l’escalier d’accès au premier. Je croise un groupe de jeunes gens revêches qui tous vêtus d’un même uniforme de «  La guerre des étoiles », se disputent la primeur de l’idée. Je gravis les marches, bousculant ça et là des convives qui ne brochent pas. J’arrive auprès de Thimèrcie qui pouffe de rire.

-        - Ca va, je dis, tu m’y reprendras d’accepter ce genre de partie.

Affectueusement elle me prend la tête entre ses mains effilées et m’embrasse gloutonnement. Elle s’éclipse en poussant de petits gloussements comme la grosse dinde d’avant.

En bas on commence à danser. J’invite une ravissante reine de sabbat à faire quelques tours de piste avec moi. Des couples enlacés se bécotent dans les retranchements tamisés de la maison, tandis que les autres se déhanchent frénétiquement au centre de la pièce évidée, sur des rythmes endiablés de twist et de jerk. Moi je n’aime pas trop danser, mais ça passe le temps (d’ailleurs je ne peux être ridicule, personne ne peut me reconnaître sous mon masque.) De jus de fruits et de limonade, je m’aperçois qu’en fait c’est du bourbon et de la vodka qui se balade de mains en mains. Heureusement que les parents sont en vacances à des centaines de kilomètres d’ici ! J’aurais l’air fin, moi à qui mon père a confié la responsabilité… Si il contemplait le tableau… De toute façon moi ça m’est égal, l’essentiel est qu’ils ne salopent pas la moquette. Je délaisse ma cavalière qui se coltine un tarzan maigrichon, et je monte à ma chambre. J’ouvre la porte ; sur mon lit un schtroumpf et une blanche neige débraillée s’ébattent. Je referme la porte, je ne veux pas jouer au gendarme. Je redescends au premier, peu dansent encore. J’ai envie de prendre l’air, depuis une heure, ils se sont mis au joint et la fumée, ce n’ai pas bon pour ma forme. Je m’apprête à empoigner le bouton de la porte quand celle-ci s’ouvre brutalement. J’ai juste le temps de me reculer. Joachil avec son éternel caban et écharpe, est planté dans l’encadrure de la porte, accompagné par Frisoline une amie.

-        Salut dit Joachil en chassant des mains l’air enfumé qui lui fouette le visage. Ben dit donc, c’est une fumerie d’opium ici !

-        M’en parle pas ! Que je dis à mon tour.

Frisoline et lui se débarrassent de leurs vêtements et je les entraîne vers la cuisine

-        Là-bas on sera tranquille, je leur montre la clé.

Nous arrivons à la cuisine. Entre temps j’ai dû refouler la grosse dinde d’avant qui vous absolument nous accompagner. Je ferme la porte, nous nous installons.

-        Bonne idée pour ton masque non ? Dit Joachil.

-        Oui pas mal ! Mais moi tu sais ce genre de truc…

-        Je sais mon pauvre vieux. C’est pour ça que Frisoline et moi on est venu te tenir un petit peu compagnie.

-        Et Vierleux ? Je demande. Il est où ce lâcheur ?

-        Au bistrot pardi !

Quelqu’un vient de frapper à la porte. Je demande qui c’est et la voix de Thimèrcie me répond. J’ouvre et elle se jette dans les bras de Joachil, l’ensevelissant sous une tonne de baisers.

-        Du calme toute belle ! Dit Joachil en la repoussant légèrement ; gardes-en pour plus tard.

Thimèrcie rigole et embrasse affectueusement Frisoline.

-        Plutôt dépravé ta soirée ma chérie ! Je lui dis.

-        Il faut nous comprendre, à la maison c’est restriction voire interdiction…

-        T’inquiète pas toute belle que reprends Joachil, on dira rien promis !

-        A minuit on enlève les masques, vous viendrez n’est-ce pas ?

-        Ok ! On répond tous les trois

 
III.
 

Minuit moins dix, Joachil, Frisoline et moi on s’entretient depuis une heure sur le meilleur moyen d’inscrire des points au billard. C’est bien dommage que Vierleux ne sois pas là, parce que lui c’est bien le meilleur ! Enfin ! Thimèrcie est revenu pour nous chercher et nous on n’avait pas oublié. Engourdi nous nous levons et la suivons. Il ne reste guère de valide. La plupart sont affalés à même la moquette ! C’est dire !

-        J’espère au moins qu’ils n’ont rien salopé, je dis.

-        Thimèrcie ne m’écoute pas ou du moins elle feint de ne rien entendre. La pendule comtoise frappe le premier coup de minuit. A la hâte les survivants réveillent les autres qui à tâtons se relèvent. Voilà les douze coups sont tapés. Thimèrcie la première retire son masque, puis chacun accompli le même geste. Frisoline, Joachim et moi on a un mouvement de recul. Si c’est une farce, elle n’est pas drôle. En retirant leurs masques on découvre stupéfié que tout le monde a un faciès de porc ; sauf moi, qui sous mon masque de cochon, ai mon vrai visage…Les apparences sont souvent trompeuse et à tout âge…

 
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Lundi 16 octobre 2006
C’était hier
 
Demain c’était hier
En virtuelles images
Où l’impatience active
Répétait seul son rôle
 
Demain c’est aujourd’hui
Ma route incontestable
Qui ne répond en rien
A mes suppositions
Ce jour je le désir
Béni plus que tourmente
Tu seras près de moi
Et ça vice versa
 
J’ai gardé des paroles
Qui m’attirent vers toi
Et conservé les gestes
Qui m’offriront à toi
Ma folie est sans risque
Mon amour mélodieux
Au blason de ton corps
Aux croisées des carmins
 
Un atlante paresseux
Supporte mes épanchements
N’étant près qu’à céder
Qu’aux murmures de plaisirs
Aujourd’hui n’est hier
Que par la réfraction
Des heures différentes
Et pourtant du même nombre
 
Que ne trouves-tu à l’âme
Instable de son être
Laisseras-tu mes jambes
S’enlacer pour les tiennes
La jouissance du plaisir
Est vive rebondissante
L’éviction de l’orage
Qui gronde mélancolique
 
Ce n’est que quarantaine
Qui inflige notre âge
Mais grave à nos deux cœurs
Torrides rapprochements
Au fond de nos secrets
S’infiltrent les sourires
Qui traversent mutins
Mon attelage fervent
 
Aujourd’hui plat chinois
Fumet de tes saveurs
Induisant ta présence
Vers l’essence éternelle
J’aime à te contempler
Libre et apaisé
Des contraintes sédentaires
Qui écrasent le temps
Tes inlassables caresses
D’infatigables plaisirs
En jailliront croissants
C’était hier encore
Aujourd’hui sans demain.
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Samedi 14 octobre 2006
Nature
 
Pour moi cette nature
Est un secret parfois
Que je ne comprends pas
Il m’arrive d’admirer
En elle des inquiétudes
Qui aident sans effroi
 
N’aurai-je pas le temps
Parvenir à ma fin
D’y longuement jouter
A m’inspire je l’ignore
Du bruit du vent des vagues
Je m’emporte agilement
Quand l’amour à l’humeur
D’une juste giration
 
Le bruissement feuillage
M’éclaire aux sombres rayons
Des soleils horlogers
J’y voyage verdoyantes
Y demeurer passif
Quelques instant nul doute
Y demeurer statique
Trop crainte d’y noyer
Volonté du moment
Perpétuel coureur
Des brises du sublime.
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Samedi 14 octobre 2006
Aphorismes et bribes 2.
 

Ce qui est désolant avec la vérité, c’est qu’elle a toujours raison.

 
Une belle vérité consiste à supposer que l’on naît pour être
 
Pas plus que nos anciens nous ne trouverons l’Absolu
 

Le progrès n’est pas un avantage pour l’homme mais une désolation.

 

L’important ce n’est pas de savoir si ce que l’on crée est bon ou mauvais mais c’est de créer.

 
Si rien n’était absurde il n’y aurait pas de création.
 

Philosopher n’est pas seulement créer son propre système mais c’est aussi systématiser sa création.

 

On parle toujours de ce qui ne va pas et rarement de ce qui va.

 
L’altruisme est une façon de se regarder soi-même.
 

Ecrire c’est retrouver ses jeux d’enfant en se culpabilisant de ne plus être dans le commun de l’adulte.

 
L’abreuvoir de ma raison se déverse dans mon heur.
 
La patience est le maître mot de la déraison.
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Vendredi 13 octobre 2006
La nappe
 

 Avec toutes les indications préconisées par le ministère de la santé publique et par le gouvernement la cigarette est frappée d’interdiction quelque soit l’endroit où elle se consumera. Alors qu’en 2008 les boîtes de nuit étaient le dernier bastion à présent c’est la prohibition…

Me voilà bien que je me pense, où j’vais fumer maintenant ? Déjà le tabac est à plus de cinquante euro les 40g, Je pourrai toujours me ranger du côté des fumeurs de pollen et autres car aujourd’hui ils sont moins mal lots que nous fumeur invétérés de tabac qui mourront trop…Donc trop cher à l’Etat… En plus la denrée est moins chère maintenant sur le marché…Et je souris un peu acariâtre en grinçant des dents…

 

Ignominieusement Karl entreprit la vente de ces barrettes, je dis ignominieusement par obligation morale… Mais qu’est-elle devenu cette morale qui prône entre autres la course armée de protection…. La peur de se faire agresser… Où va ton… Bon ne digressons pas Karl se trouve à hauteur de la gare là où il sait que les anciens fumeurs se baladent souvent… Mais ce matin, rien ! Alors au bout d’un moment il s’arrête.

Bon moi je prendrais bien une ptite clope et pourquoi pas après un pt’it oinj ? Ca va il n’est que dix heures trente, histoire de s’réchauffer. J’attrape dans ma veste le matos et m’installe dans un coin à l’abri des regards insidieux et absolutistes de la société… Je risque de terminer ma vie en tôle avec ça…Bon ça va il n’y a personne, j’peux me l’permettre. Soudain un jeune garçon me bouscule alors que je m’accroupissais, et me renverse à sa façon. Maintenant que je suis les quatre fers en l’air, je ne me pose plus de questions quant à l’effet que peut produire un stick. Mal aux fesses quelque peu, et d’autant que je ne suis pas anesthésié. Que puis-je en dire si ce n’est que bien- être d’un état, qui au grand dame de l’axiologie¸est agréable. Et pourtant il faut bien terminer par descendre… C’est là sans doute, le plus difficile ; et de regagner l’irritante absurdité bien palpable. Mais qu’en faire de cette réalité même dans des moments délicieux ? Vaut mieux ne pas y toucher...

 
II.
 

En fait comme histoire elle se pose bien en éloge de substances encore illicites mais moins que le tabac. Mais gardons-nous d’aller plus loin si ce n’est en précieux témoignage… Contrairement aux obligations morale et déférente, je ne suis pas sensé en parler même… Si on trouve en Baudelaire un sens d’esthétique il suffirait de s’y référer mais tout état conditionnel est dépendant d’une action préliminaire…

Ce gamin venait de me bousculer et tout mon matériel était disséminé sur le pavé. Je m’attelais, à quatre pattes de retrouver une position verticale non sans avoir, au préalable, récupérer l’ensemble de mes maigres biens… Je me sentais extraverti mais sensible au désenchantement, quand, une vieille femme, l’air anodin me conspua sans raison. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait ; d’autant qu’avec sa canne blanche elle moulinait à tours de bras… Je ne retrouvais donc pas la station debout mais même bien pire, à l’horizontal. Cette dame âgée me repoussait donc, et je recherchais le sens quand soudain je m’aperçus que c’était moi qu’elle cherchait…. En effet elle avait ouvert la bouche et prononçait maladroitement mon nom qui parfois pose problèmes à l’élocution. Que voulait-elle ? Je prêtais l’oreille et compris qu’elle en cherchait. J’étais atterré, à cet âge ! Enfin me direz-vous ! Y a pas d’âge pour commencer mais une bonne raison d’arrêter, la nocivité et l’insidieuse contre- réalité que cela engendre. Durant tout ce temps je n’en faisais que l’éloge, et dès à présent je rajouterai négativement : il ne faut pas en consommer… La défaillance à la vie bien terrestre n’est qu’édulcorée…

-        Cher Monsieur, marmonnait la vieille, pensez à mon arthrose, vendez m’en… !

Je ne me fis pas prier et j’exécutais le bon vouloir de mon aïeule. Je lui en vendis deux barrettes ; mais là aussi je me tairais quant au deal. Une fois touché, si l’esprit est faible où qu’il soit, il faut s’en débarrasser : autant ne pas y toucher… Gardez-vous, il en va non seulement de votre santé mais aussi de celle des autres, vos alter ego… Restez toujours dans la concrétude de la transe, ne franchissez pas le seuil de la nécessité ; les nappes de fumées d’un joint sont aussi celles de l’irresponsabilité. Ne faites jamais le premier pas, car ce serait sans doute le dernier ; parole de shooté…

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Vendredi 13 octobre 2006
L’insupportable
 
je suis l’insupportable
de la moindre avanie
troublant mon univers
 
je suis l’insupportable
de la fragilité
qui faussée d’une goutte
se fige consterné
 
je suis l’insupportable
aux recherches lactées
de rites arrêtés
essentiel superflu
 
je suis l’insupportable
de mon imaginaire
agité des mixions
aux difformes pulsions
 
je suis l’insupportable
amaurose passionnée
que m’inspire ta patience
A tant te révérer
 
Je suis l’insupportable
Aux mille voix sans mot
Pour trouver les doux sons
Qui t’apothéoseraient
 
Je suis l’insupportable
A ne rien supporter
Mais qui sans toi compagne
Serait trop supportable
Ennuyeux et masqué
 
Je suis l’insupportable
Celui que tu supportes
Qui sans toi s’égarerait
Dans la dépérition
 
Je suis l’insupportable
Mais maître forgeron
D’une parure ciselée
D’images vénérées
A ton cœur destinée.
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Vendredi 13 octobre 2006
Agitation
 
Qu’ont-ils touts ces gens
A s’agiter ainsi
Dans le sens opposé du mien
Que cherchent-ils furieux
Dans leur précipitation
Là où ne se trouve que le néant
J’ai perçu l’infatigable
Qui m’astreint à l’éveil
Qui m’oblige à l’attente
Sans relâche à combattre
Il me faudra tôt ou tard
Avouer mon impuissance
A t’approcher sans périr
Mes madrigaux absurdes
Ne te feront qu’inspirer
Mes souffles épars
A te fuir je vis
Pour détruire ta conjonction
De lucre millénaire
Qu’ont-ils à s’agiter
Alors qu’elle les emportera
Sans qu’il n’ait su
Détacher leurs yeux
D’insondables bullaires
Qui font miroiter
Ce qu’on nomme bonheur
 
Y croire plus tard
A présent la nature m’inspire
Comme un amant explétif
De phatiques propos
Je n’évite pas l’usage
Mais le fuis par humeur
Nulle accalmie n’existe
Ni filin salvateur
Ni baudrier tangible
Pas un philosophe
Pas même Schopenhauer
N’émargeront la douleur
De la scabreuse orthodoxie
Périr pas plus qu’un autre
L’espace d’un temps
D’une fraction infime
Qui n’aboutit à rien
Si ce n’est vers Sartre
Où le néant de l’Etre
N’est que furieuse conscience
De la propre saison
Pourquoi s’agitent-ils
A découvrir des joies
Qui essaiment le parler
D’une naissance mortelle
Conduisant à l’oubli
Du stercoral dogme.
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Jeudi 12 octobre 2006
L’estran
 
Que ne suis-je parfum
Pour être volatile
Folie désespérée
Pour m’accouder au bord
De mon âme évidée
J’inspire de mes mots
Les paroles limpides
D’une seconde naissance
Choisie entre les maux
Epuisés du galop
Vers l’infini tonnerre
La facétieuse scène
Ne sera plus jouée
A rompre de l’ennui
J’ai coupé les amarres
Trompé l’ai-je voulu
Sciemment inconscient
Dans son sein la nature
Porte des odeurs frêles
De feuilles mortes tombantes
D’une saison passée
De la joie à l’enfer
Le silence du miroir
Les contours lumineux
S’avancent fatigués
 
La pièce résonne encore
De bruits de pas anciens
Qui s’éloignent dans la nuit
A perdre mon envie
Par des tourbillons blancs
Siccative dérision
Ne plus aimer quelqu’un
D’un amour profond
Lui assurer l’avenir
Lui donner en confiance
La main vers l’horizon
 
Ce soir je suis tout seul
Cinéraire passée
Sursauts brefs indolent
Défilant vivement
A mon esprit lassé
Le cautère à mon cœur
Ab irato repousse
Tous moralisateurs
En iridiées saupoudrent
De rudes résolutions
Qui peinent à s’extraire
Que fais-tu du devoir
Pour vivre importe peu
Les battements de l’âme
L’arôme du respect
Les closes du contrat
Tout être lévogyre
Dextrogyre à la règle
Ne peut être qu’exempt
Des peines infligées
 
L’estran porte les traces
Encore fraîches des pas
Mais le battant poussé
Par la force du vent
Efface à tout jamais
Avec la marée
Les illusions perdues
Eloignées inconnues.
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Jeudi 12 octobre 2006

Les glaces de l’enfer
 

-        Alors c’est bon ! Te voilà à la retraite maintenant ?

-        Ouais que je réponds, mais suis encore jeune pour ça et se voir mis à la retraite pour invalidité c’est plutôt dur…

-        Mais tu touches ta pension non ? Comme à l’armée ?

-        Sans doute ! Mais aussi fine que les fils que coupent le Parques.

Nous étions Garlan et moi assis à la terrasse d’un café. C ‘était une de ces belles journées comme il y en a encore en automne et la ville, Colmar, était encore tout en fleur, ce que ne gâchait pas les colombages pittoresques qui s’alignaient face à nous…

Eh oui ! La retraite du fonctionnariat, c’est plus sûr que dans le privé mais qu’elle est ridicule quand comme moi on a à peine travaillé une quinzaine d’année ; et pour cause, j’avais repris des études à vingt cinq ans, après avoir glandé un peu ça et là, de petits boulots en petits boulots…

Ce jour là j’étais bien morose ; les calmants que j’avalais parfois en démesure n’assurant pas leur effet ; mais heureusement il y avait Garlan un ami de longue date, qui lui aussi était à la retraite mais de l’armée lui. Là aussi c’était pas terrible mais il s’était dégoté un petit job en plus de sa pension, chose que je ne pouvais faire, étant reconnu comme inapte total par la Cotorep. Enfin cessons là ces quelques généralités parce que de toute façon, pour ceux qui travaillent, nous ne sommes que des fainéant !

Cette terrasse était vraiment agréable et Garlan un ami extraordinaire. Nous avions décidé de nous y installer avant de nous rendre au rendez-vous que nous avait fixé un ancien camarade de faculté, croisé une semaine auparavant, tout à fait par hasard, sur un passage clouté. Nous avions eu le temps de boire un café et nous étions séparés, nous promettant de nous revoir au plus vite. Il enseignait aussi lui mais à la faculté de Lettres de Strasbourg comme maître assistant en philologie romane… Ce rendez-vous c’était aujourd’hui et j’avais convié Garlan à m’accompagner lui qui était tant intéressé par l’époque romane… Mon ex-camarade, Péruvier, m’ayant contacté, je lui avais demandé s’il n’était pas contre cette présence ce qu’il ne refusa pas…

-        A quelle heure ont doit y être ? Que me demande Gerlan.

-        Oh d’ici un bon quart d’heure ! Que je réponds. Nous avons un peu de temps…

Je recommandai un café et Gerlan une bière. Le matin un peu hard mais enfin c’était son habitude…

-Gerlan ! Que je dis ; tu n’as pas peur de t’ennuyer ? Péruvier et moi qui allons parler sans doute du bon vieux temps et enseignement ?

 

-        Non absolument pas ! Qu’il répondit en essuyant la mousse de sa bière qui s’était déposée sur son imposante moustache. Tu sais moi et l’enseignement, même si je trouve que c’est un métier de fainéant, je suis tout de même fasciné par l’intellect du genre humain et l’absurdité de tout savoir de toute chose…

-        Voilà qu Gerlan me ressassait son éternel couplet sur l’enseignement et l’absurdité depuis que je lui avais fait découvrir Camus ! Enfin ! j ‘étais habitué et n’étais pas du tout vexatile…

-        Bon mon gars ! Me dit gerlan en finissant son verre, faut-y aller ! C’est l’heure !

Je consultai ma montre et il avait raison le bougre, fallait y aller. Le rendez-vous était fixé dans un autre troquet à cinq minutes de là… Nous ne fûmes pas long pour y arriver mais Pérurier n’était pas là. Alors que nous allions nous installer pour patienter, un des serveurs, nous accoste et me demande :

-        Monsieur Gautier ?

-        Oui que je réponds avec assurance

-         

-        - Tenez c’est un certain Monsieur Péruvier qui m’a dit que quand je verrai deux clients d’on l’un porte un chapeau arriver, vous lui donnerez, à l’homme au chapeau, ce mot.

-        Il me tendit la missive et quand il se fut éloigné, je déchirai l’enveloppe et lu la missive :

-        «  Mon cher G…, Une chose terrible m’est arrivée… C’est fâcheux… Rejoignons-nous avec ton ami au stade municipal… Je te raconterai

 
II.
 

Gautier est parfois bizarre que je pense- en le regardant marcher à mes côtés. Moi ancien militaire ! Si j’avais su que je me lierais d’amitié avec un ancien prof, même ancien ! Je me serais marré à m’en étouffer. Enfin ! Il était sympa ce Gautier ; c’est lui qui m’avait fait trouver mon petit job de veilleur de nuit. Je ne me rappelle même plus comment je l’avais rencontré. A une soirée chez un ami commun je crois. Enfin nous arrivons au stadium où nous voyons comme d’entendu ce fameux Péruvier faisant les cents pas le long du trottoir parallèle au stadium. Dès qu’il nous vit il s’avança vers nous, en sueur et quelque peu nerveux et affolé. Gautier vient même n’a même pas le temps de me présenter que son ami commence.

-        Gautier ! Bonjour qu’il me dit vaguement en me regardant furtivement ; il faut que tu m’aides, je suis dans une situation délicate.

-        Calme toi d’abord dit Gautier et je te présente mon ami Gerlach ancien…

-        Ecoute Gautier ! Interrompit précipitamment Péruvier, pas le temps ça presse…

-        Ok ! Vas-y que répond Gautier, qu’est-ce qui se passe ?

-        Et bien je suis recherché par la police pour attouchements sur une de mes élèves…

Gautier resta un moment sans voix… Il me regarda et j’osai :

-        Mais, je dis, qu’est-ce qu’il s’est passée ?

-        Justement rien ! Et c’est là le problème ! Une jeune élève de vingt ans, amoureuse de moi qui par dépit m’enfonce …

-        Ne nous affolons pas ! que je dis en regardant Gautier toujours muet…

-        C’est incroyable balbutia Gautier, incroyable tout simplement. Sale boulot ! Sale vacherie…

C’était bien une des première fois que j’entendais Gautier jurer si virulemment ! Sale histoire que je pensais quant à moi : les curés, les profs, toutes ces personnes chargées de la jeunesse.

-        Gautier je dis, faut aller voir les flics, ça ne sert à rien de rester ici à se faire rechercher et aggraver notre cas je dis à Péruvier.

-        Mais je n’ai rien fait ; bredouilla presque en larmes Péruvier…

-        Je vous crois ; enfin nous vous croyons que je répondis…

Au bout de quelques instants, non sans mal, je parviens à convaincre les deux hommes de nous rendre au premier poste. Aussitôt nous nous mimes en route et atteindre le poste de la rue Sendhers…

 
III .
 

Sans chercher à comprendre, les flics m’ont coffré malgré mes explications, celles de mon ami Gautier et celles de son camarade Gerlan…

Je me retrouve maintenant en cellule, prêt pour l’interrogatoire… Ils m’ont dit que c’était juste une garde à vue…Ca ne passe pas très vite et j’ai tout le loisir de penser à la jeune Irène…

Pendant de longues semaines elles n’a pas arrêté ; tout d’abord regards furtifs et enjôleurs, puis des petits mots anonymes dans mon casier et après, et je ne sais pas comment elle avait pu se les procurer, mon adresse email, mon domicile jusqu’à mes fixe et mobile. J’ai eu beau au départ la repousser puis la véhémente, rien affaire… Et puis un jour plus rien plus d’Irène. Je me sentais quelque peu soulagé… Pas de hâtive réjouissance car me voilà une semaine après alpaguée par deux policiers en civils, à la fin d’un cours pour m’embarquer. Quand je sus ce qui les amenait je me dépêchais de prétexter d’aller poser mes affaires, pour filer à l’anglaise...

Maintenant me voilà en cabane pour un délit que je n’ai pas commis… Le temps c’est amenui et enfila porte de la cellule s’ouvre :

-Venez monsieur Péruvier ! Vous êtes libre !

-Libre je demandais mais pourquoi donc ? Le policier en uniforme me regarda bizarrement et me sourit en disant :

On vous libère, vous êtes pas heureux ?

-        Si…Mais…Enfin ! Je veux dire pourquoi on m’enferme et après sans motif on me rend ma liberté !

-        Des motifs il y en a que réplique le policier… Nous avons retrouvé la jeune fille et de surcroît… Elle est connue dans nos services pour ce genre d’exploits… Cependant il nous fallait vérifier.

-        C’est une mythomane ? Que je demande ?

-        Oui en quelque sorte. Dans notre grande famille qu’est la police elle est surnommée : les glaces de l’enfer. »

-        « Les  glaces de l’enfer » ? Que je questionne hébété.

-        Oui elle a fait condamné une fois un type à 5 ans et il s’est pendu avant que son avocat n’ai pu prouver que cette gamine était cinglée.

-        Mais pourquoi on ne l’a pas enfermé. Je demande.

-        Tout simplement une amende ! Mais aujourd’hui je crois qu’elle va terminer en psychiatrie…

 
Epilogue
 

-… Alors c’est pour ça qu’on t’appelle ainsi ? Que je demandais à Irène qui était assise en face de moi au fumoir.

- Oui et aujourd’hui je peux sortir de l’hosto. Le psy. A dit au bout de quelques années -de H.O (Hospitalisation d’Office) que j’étais apte à reprendre une vie sociale. Le préfet a signé aussi.

Et je la questionnais moi qui venait d’arrivé à l’hosto :

-        Tu vas faire quoi en sortant ?

-        Reprendre des études dit elle avec conviction…

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Mercredi 11 octobre 2006
Appolon 13
 
De délires en délires
Je porterai ton nom
Toi mon appolon
Très arent météor
 
De fractions en factions
Je m’enduirai de mort
Pour simplement braver
Lui faire un pied de nez
 
De paresses en caresses
Au très quintessencié
Quatorze fréquenté
En bas de l’escalier
 
En dessous de zéro
Parfois juste une idée
Pose donc ta veste
Et viens me causer.
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Mardi 10 octobre 2006
Incoercible
 
On me dit chante la vie
Comme si elle était Séléné
Et je réponds alors
Que je chante la mort
Comme si elle était flatterie
 
Ce sont la que s’étendent
De vastes paysages

Aux rangs de fleurs sauvages

Qui ondoient calmes vagues
Sous des yeux dépéris
 
Les pins on des saveurs
De résines colaptiques
Quant à leur ombre
Attenté je m ‘assis
Je voudrais être là
Rêveur et attendris
Scruter vers le nadir
D’enchanteurs oiseaux
Mais mon luth c’est tu
Et mon bonheur aussi
 
Qu’en ai-je à contempler
Ses myriades vivantes
Qui ont dans leur silence
Des aspects de clémence
 
Que de vers flatteurs
Pour parer au soleil
Ses raies étouffantes
Qui frappent les adrets
Echappant à ma vue.
 
Que de nombreuses voix
S’élancent en oripeaux
Dans mes oreilles abstruses
Pour ne souffler pas mot
D’un calme plus argenté
De l’absolu siccatif
 
Un placet je le crie
Voudrait en aurifère
Parler de voix charmeuse
Assaillant ce prospecteur
Qui découpe mon cerveau
 
Vous avez de la chance
De ne pas penser plus haut
Et ne connaître l’Ennui
Cette émulsine saveur
Vous qui parcourez vaillants
Les mirages de l’horreur
A vous chers lecteurs

Que la sombritude finie

Ne vous soit pas connue.
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Mardi 10 octobre 2006
Papillons
 
Voilà des champignons
Que je n’ai pas goûtés
Voilà des amertumes
Que je n’ai pas aimées
S’il faut pour le monde
J’irai me sacrifier
Tous en cœur répondront
Tu ne l’as pas volé
 
L’univers contient
Un ange sans victoire
Le saint toujours debout
Crie très haut sa victoire
Et moi cloué au sol
Avec mon désespoir
Je tendrai mes deux mains
Pour qu’il les prenne au vol
 
Sans doute j ‘ai la folie
Qui couve ma douleur
De ne savoir que boire
De l’ambroisie mortelle
J’ai peiné sur mon ombre
Des immondices cruelles
Jusqu’à plus de raison
Vésanie est cruelle
 
Mes blessures sont ouvertes
Elles suintent purulentes
Et ma tête s’entremêle
De souvenirs puissant
Mais jamais à l’excès
La poussière douceur
Ne se déposerait
Sur l’amas de mon cœur
Jusqu’à plus de raison
Vésanie est cruelle
 
Me blessure sont ouvertes
Elles suintent purulentes
Et ma tête s’entremêle

 De souvenirs puissants

Mais jamais à l’excès
La poussière douceur
Ne se déposerait
Sur l’amas de mon cœur
 
Faire l’amour une fois
Jouer avec ton corps
Papillon éraillé
Virevolte sans se poser
D’insolentes créatures
Me remplissant de sanglots
Je ne peux que rêver
Ce qui est purement faux
 
Par delà les liqueurs
De divines ardeurs
Mes veines s’emplissent du mal
Que je n’ai pas donné
L’arracher est droit
Et sait si bien tiré
Que mon âme terrestre
En fut toute transpercé.
par cafre publié d