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Réconfort
Immortelle renommée
Samedi soir Joachim est venu me voir tout excité, il venait de s’acheter une lunette astronomique pour scruter les constellations incommensurables de notre univers…
- Viens ! Qu’il me dit en me tirant par le bras ? Il faut que tu la voies ! Elle est tout simplement géniale !
Bon gré mal gré j’acquiesce et nous voilà cahin- caha sur le trottoir en train de filer à l ‘appart de Joachim. La nuit est claire et le ciel constellé de ces étoiles que Joachim vénère au plus haut degré…
- Tu sais, il me dit soudain, avec ce machin on peut voir loin.. Vénus, Saturne… C’est super bat.
- Ouais, ouais que je réponds un peu désabusé parce que moi l’univers se restreint à mes bouquins, la clope et la musique…Mais ne croyez pas que je m’y retranche…
Nous croisons une très belle jeune fille qui d’un déhanchement gracieux nous lance un radieux sourire. Joachim ne capte rien tant il est absorbé par ses étoiles ; moi je rends le sourire et la salue d’un « bonsoir » obligeant. Elle me répond d’une voix suave – s’il n’y avait pas eu cet imbécile de Joachim qui me tirait par la manche…- j’aurais volontiers entamé la discussion loll. ; mais là pas question…Je ne peux que le regretter…
Heureusement Joachim ne crèche pas trop loin de chez-moi et au bout d’un quart d’heure nous atteignons notre but.
Les escaliers sont toujours aussi sombres et étroits ; La lumière ne fonctionne pas. , C’est à tâtons qu’on gravit les degrés craquants sous nos pas appesantis.
Joachim ouvre la porte qui n’est pas verrouillée ; il y a du monde chez lui : probablement des caves comme moi. Ben oui, j’ai raison il a réussi à convaincre Vierleux, Pélanie et Phil de se joindre à sa cérémonie d’intronisation stellaire. Je salue tout le monde et plus particulièrement Pélanie que j’adore…
Vierleux comme d’habitude est rincé jusqu’à la glotte mais le bougre, il tient toujours bien la barre ! Phil lui, un collègue, est plongé dans le manuel d’installation de la lunette et il me voit à peine. Je ne lui en veux pas, c’est tout lui… Devant la fenêtre ouverte au ciel étoilé se tient sur son trépieds en bois une belle et imposante lunette, au cylindre blanc, pointé vers je ne sais quelle constellation. Joachim ne tient pas en place ; il me prend presque la main ou diarit-on mieux la tête. Je dois me pencher, coller l’œil sur la lentille et admirer quelque astre agrandis à mes yeux. Ca me barbe un peu mais je ne veux pas le vexer. Je reste collé là quelques instants puis relève la tête.
- Oui c’est joli que je dis en néophyte.
- - Jolie ? Qu’il s’exclame ! C’est purement fantastique rajoute-t-il grandiloquent. A moi les secrets de l’univers…dit-il d’un ton jouissif.
- L’univers ? … Que je réponds dubitatif c’est un peu exagéré ? Non ?
Joachim me regarde d’un œil sombre ; moi qui n’adhère pas sans commune mesure à son enthousiasme effréné. Bon ! Je n’insiste pas et son regard s’apaise et il vient à son tour coller son œil sur la lunette. Je le laisse à son délire. Moi je prends place à côté de Pélanie et de Vierleux qui, comme moi, semble se raser un peu…Mais que ferions-nous pas pour être agréable à notre ami.
- C’est pas mon truc ce bidule ! Chuchote Pélanie ; je préfererais plutôt mater un dvd bien gore qu’elle rajoute.
- Moi non plus, je lui glisse à l’oreille ; mais c’est l’occasion de se retrouver ! Non ?
Pélanie sourit avec grâce tandis que Vierleux lui, s’est cherché une bière dans le réfrigérateur ? Alors que nous allions entamer une discussion, Joachim bondit d’un seul homme en criant presque :
-Eh ! Venez-vite ! J’ai capté quelque chose de super, d’inconnu… Il halète tellement il est excité.
Il se dirige vers nous, nous extrait illico de nos fauteuils, il faut que l’on vienne voir et tout de suite.
C’est avec mauvaise grâce que je me lève et vais coller mon œil au télescope…
Mais je ne vois rien c’est flou et noir ; mais faux-cul je relève la tête et lui dit :
- Oh oui ! C’est formidable !
- N’importe quoi ! Dit avec véhémence Joachim ! C’est pas formidable. C’est étonnant voire catastrophique le grand chariot n’est plus là…
Je ne sais même pas ce qu’est le « grand chariot » ! Je le regarde bêtement et interrogateur.
- Il devrait être à ce degré de latitude à cette heure et il n’y est pas !!!
Son visage s’assombrit ; il recolle son œil sur la lunette de rechef, relève la tête à la fois dubitatif et affolé…
Le Grand Chariot a disparu…En voilà une nouvelle bouleversante pour Joachim. Nous trois on reste pantois. Que lui dire ? On n’y connaît rien. Mais nous ne voulons, du moins Pélanie et moi, rassurant parce qu’il est tout abattu. Seul Phil, qui a enfin extrait ses yeux de la notice, se dirige vers la lunette et constate lui aussi cette étonnante disparition. Il se gratte la tête.
- C’est surprenant ! Qu’il marmonne !
Il recule d’un pas, juge si la lunette est bien pointée dans la bonne direction, tourne autour de l’engin ; je reconnais bien la le scientifique…
- Passe-moi ton bouquin d’astro. Demande soudain Phil à l’adresse de Joachim qui s’empresse d’aller le tirer d’une rangée d’ouvrages hétéroclites.
Tous deux ouvrent un gros livre tout illustré et se penchent apparemment sur une carte du ciel…
Cela dure quelques moments ; visages crispés puis détendus, crispés à nouveau, grimaces, échange de propos incohérents pour nous. Que cela signifie-t-il ? Phil soudain lance :
- C’est tout de même embêtant ! Qu’il dit d’un ton quelque peu circonspect !
- Et en quoi ? C’est embêtant ? Que j’ose timidement !
- Tu te rends pas compte ! Crie presque Joachim outré ! S’il n’y a plus de grand-chariot, le soleil ne peut pas se lever demain !!!
- Alors là je reste ahuri, planté ballot. Quel rapport entre ces étoiles et le soleil ? Et pourquoi ? J’interroge tout aussi naïvement ?
- Parce que c’est le Grand Chariot que Zeus conduit pour conduire Hélios au travers du ciel pour qu’il se lève sur la terre ! Reprend frénétiquement Joachim.
Je suis septique… Tout ça c’est de la mythologie que je me pense ; et de plus je ne suis même pas sûr que c’est exact. Je regarde Joachim et Phil un peu goguenard, me gratte le menton, jette un œil sur Pélanie qui se retient-elle aussi pour ne pas pouffer de rire.
- Eh les gars ! Que je demande vous délirez là ? Vous n’êtes pas sérieux ???
- On ne peut plus sérieux… Pose calmement Phil cette phrase dans la conversation.
Là je commence à m’inquiéter parce que Phil il débloque parfois mais pas sur ce qui est scientifique… Enfin quand ça doit l’être…
- Et alors ? Que j’insiste ! En quoi cela pose problème ?
- Un problème ? Hurle quasi Joachim ! Un problème ! C’est une CATASTROPHE !!!
- Pas d’Hélios, pas de lumière…Le froid… La fin de la vie…La fin du monde.
Cette fois-ci Pélanie rigole à pleins poumons ; ce qui a pour effet de tirer Vierleux de sa cannette.
Phil et Joachim la regardent ou plutôt la fusille du regard. Elle comprend vite et étouffe ses rires dans un coussin. Moi, je reste bouche-bée…Ils vont ameuter l’immeuble…Les flics…Les réprimandes… C’est vrai je ne suis pas courageux…
- Et qu’est-ce qu’on peut faire ? Que je glisse calmement.
- Rien ! Répond Phil un peu plus calme…Rien si ce n’est que prier…
- Mais moi je prie jamais que je dis, je suis athée, voire apostasique.
- C’est une façon de parler que rétorque Joachim. Faut qu’on observe, calcul, patiente et comprenne, qu’il enchaîne à la suite sans reprendre son souffle…
Une petite heure s’est ainsi écoulée durant laquelle nos deux astronomes délibèrent, évaluent, projettent, s’acharnent en des considérations de scénarii catastrophes. Que va-t-il advenir de notre belle société où tout est si bien organisé, rangé moulé ? Société ? Oui ; tu parles ! Système aléatoire que je pense moi, où tout étant sans cesse remis en cause, dysfonctionnement un max. Mais ça je me le pense en moi, même si j’en glisse une ou deux bribes par-ci par-là. Pélanie elle, elle s’est endormie et Vierleux lui, continue de picoler en marmonnant allègrement…
Au bout d’un moment j’interroge Phil qui semble apaisé :
- Tu sais la mythologie c’est une chose ; mais la réalité en est une autre !
Phil se gratte la tête et engage les mots hors de sa bouche :
- Peut-être mais de « tous temps » les hommes… Là je l’arrête parce que « de tous temps »me semble incongru.
- « De touts temps », ça ne veut pas dire grand chose que je dis. Le passé n’existe que dans le présent comme le futur ! Et qu’une constellation ait disparue n’empêchera pas « hélios » le soleil si tu veux, de se lever sur une nouvelle vacherie de fois sur une société rongée par le chancre de l’Absolu. Phil ne sort pas un mot alors je conclue :
- Tu sais Phil ! Moi je m’en tape si le soleil ne se lève pas…J’en serais plutôt ravi : enfin la paix ! Et je ne peux m’empêcher de me rappeler Ravage de Barjavel.
- De toute façon, je reprends, croire en toutes ces fadaises c’est démontrer que finalement nous n’avons guère évolué malgré tout notre scientisme….
- Mais la société est tellement en progrès, tellement si parfaite…
- Tu le pense vraiment que je l’interromps !
- Bon peut-être pas sur tout ; mais pour les sciences…. Qu’il rajoute !
- Arrête ce déterminisme que je dis. On n’a jamais été aussi décadent. Et de plus vous deux là, si pointus dans les sciences vous croyez encore à la mythologie… Moi je ne lui accorde que du néo- obscurantisme… Malgré tout votre savoir, ce qui vous est inexplicable, vous le placez sous des augures, bonnes ou mauvaises, rétroactives.
- Oui mais scientifiquement…
- Arrête ! Je dis tout de suite…Tu vois où ça nous conduit la science ! Regarde autour de toi ! Regarde ! Que je réitère !
- De toute façon on peut rien y faire.
Je me lève alors agacé par tant d’absurdités et m’approche de la fenêtre. Je vais m’accouder au rebord quand mon regard est attiré par un éclat lumineux provenant du sol. Je baisse la tête…Je me baisse entier…Une grosse lentille de verre gît à terre… C’eût été si bon de pouvoir enfin dormir en paix…

Près de vous
Thébaïque réalité
Tanaïs
Le congé ou diarisme d’un séjour à l’hôpital.Me voilà pour la dix-neuvième fois à l’hôpital psychiatrique pour avoir ingurgité trop de médocs et donc on m’a gentiment mis à l’hôpital psychiatrique de Rouffach : état confusionnel, sevrage radical des benzo., manque et désarroi dépressif…Seul face à moi-même… Et puis l’écriture enfin
Toutes ces années à fuir par n’importe quel moyen et sentiments de culpabilité ; cette douleur intense d’avoir causé à l’être qui m’était cher et qui aujourd’hui refuse de me parler… La réalité est obséquieuse et je ne songe qu’à disparaître pour fuir ce supplice. Cette obsession de se sentir fautif est prégnante, coercitive, insupportable. J’ai mal dans tout le corps autant qu’à l’esprit et ce au quotidien sans relâche. Rien n’y fait, je n’arrive pas à trouver la quiétude…
La tempête est éclatante, et ne s’arrête pas. Seule l’amertume est omniprésente ; le regard dans le vague, toujours les mêmes souvenirs. Je me sens si seul et c’est insupportable malgré le monde qui m’entoure. J’arrive à écrire, à parler quelques fois mais ça ne suffit pas ; je voudrais que mon esprit ne soit plus, que la pensée disparaisse. Pourquoi ne me laisse-t-on pas partir ? Je pense à mes enfants qui m’aiment mais même cela est insuffisant ; j’ai trop lutté, je n’en peux plus : sed ultima necat.
Qu’elle ne rompe pas Sous mon poids ? Tant de gâchis pour faire souffrir
Si tu savais à quel point tu me manques aujourd’hui dans ce froid terrible. L’oubli et la désolation règnent dans mon cœur ; et pourtant une petite lueur veille : c’est toi. Me voilà alors réchauffé. Le temps s’égrène et à peine je pourrai écrire. L’âme est intacte mais le corps en désolation et au final je suis abasourdi. J’aurai voulu que le monde tremblât sous mes invectives, mais je suis capable de rien. Aujourd’hui c’est trop ardu, je me force à écrire car je suis en manque. C’est terrible ce sevrage mais je dois le faire…Passer par-là pour quelque part me rejoindre…
Les yeux derrière ; l’haleine courte : tu n’es pas là. Mais qui es- tu ? Rien ne me fait plus peur que le vide et pourtant j’y suis en pleine face et ma tête explose. Hier je ne t’ai pas entendu, sachant que tu ne viendrais pas. Je suis en mendicité d’écriture, pouvoir te toucher, espérerapprendre. Pourtant je sais que jamais je ne serai avec toi. Mon plus grand amour est perdu et je dois l’accepter ; il ne me reste que trois figures. Je les chéris mais ne suis pas suffisamment clair pour les aimer. Aujourd’hui c’est terrible ; peut-être moins qu’hier. Qu’accepterai-je de la réalité ? Si ce n’est l’inexistence. En ce jour point de rémission.
Un peu plus de calme ! La tempête a jailli tel un feu d’artifice, sans cohésion, et me voilà un peu apaisé sans ma colère intérieure. D’où vient cet ire si ce n’est qu’envers moi-même. Je pense à moi : égoïste. Je ne veux pas sortir. Ecrire un peu, surtout du silence pour étancher ma soif.
Ne plus rien réclamer pour l’esprit et pour le corps ; passer à l’hécatombe ; Choisir sa fonction et l’entité de la méconnaissance. Je me croyais parvenu à la sagesse, je suis retourné vers l’ignorance, seul jusqu’au bout : heureux ceux qui pensent en tristesse.
Hier je n’ai rien pu écrire, trop de tourments. Mon fils est venu me voir et le plaisir j’en ai eu, indicible ! Moi qui me traque dans le désespoir j’ail mal partout. Culpabilité oblige ! Et je pense à toi ; ô ma muse dont le visage et la voix font échos à mon cœur… Je ne songeais pas que tout fut si dur…Je t’aime toi qui me donne la force de poursuivre, mais… Tu ne seras jamais à moi.
Plongé dans des effrois, je veux en sortir vainqueur mais sans oublier que ce ne sera qu’étape et non-finition. L’amour que tu me portes est important, imposant. Je n’ai pas assez là pour mes enfants…
Pourquoi dois-je attendre toi dont les mains me caressent le front en sueur ? Je voudrais, toujours je voudrais mourir en vis à vis de cette affliction qui me terrasse. Et je pense aux enfants à A… et à N…qui de sa voix me donne, de l’amour tant recherché et perdu.
Toute la journée je voudrais mourir face à la douleur qui m’harasse
. Et pourtant je pense aux enfants et à vous deux a… et N… qui de ta voix me donne la douceur tant recherchée. Toi N… loin de moi pose ses regards lénifiants sur ma piètre vie. Je n’ai confiance que dans la noirceur, elle seule génère ma vie. Pardonnez-moi d’être aussi cruel mais je ne m’adapte pas. N… ma douce, aime-moi bien, caresse –moi de tes mots réconfortants : antalgie.
Encore une journée d’idées noires qui s’imposent à moi insidieusement. Mourir toujours mourir tant la culpabilité et douleurs sont fortes. Elle, A… me dit qu’elle n’est pas là pour supporter ma pathologie et que tout est de MA FAUTE. Toi tu m’as téléphoné deux fois ; deux instants, deux raies de quiétude. Je voudrais être corps et âme à toi, mais tout nous sépare : quelle désolation ! Toi mon refuge, toi mon havre de tranquillité… Je vais aller m’allonger, écouter de la musique, du punk, seule intérêt aujourd’hui.
Je n’arrive pas à prendre la plume tous les jours ! Et je pleure. J’ai mal de ne pouvoir vivre, j’ai mal. Certes je t’ai fait du tord toi A… et en ai assez d’être un fardeau pour tous…
Tu ne m’appelles pas, tu refuses de me voir et j’en souffre. Je n’ai pas voulu ça… Pour rien au monde ces larmes qui ruisselaient sur tes tâches de rousseur je ne les aurai voulues. Je ne peux te contraindre en rien ; mais tu es là seule qui puisse me sauver… Tu éclaire encore ma vie ; même si N… me sourit. Mais je ne sais plus toi, je ne t’aurai plus et elle je ne l’aurai pas : Contraste déictique.. Tu refais sûrement ta vie et tu m’oublies et souvent tu me renies. Mais laisse quand même dans ton cœur ces treize ans de bonheur ! C’est insupportable… C’est même bien plus c’est inhumain…Esprit malade.
J’étouffe sous cette culpabilité instable qui m’agite sans cesse comme une oriflamme. Je voudrais ne plus être, ne plus subir…on me reproche, on me culpabilise de tout, même de fumer : ne suis-je déjà pas assez coupable lol ? Je pense à toi qui me téléphone chaque jour et qui illumine l’assombrissement quotidien
Parfois j’aimerais m’engloutir dans le Léthé et sentir mon corps se refroidir peu à peu…. Mais je pense encore à toi mon adorée qui ne sera jamais moi. La bourrasque se calme, un peu, hormis le matin où tout est éruption. Je t’écris, je t’écris tant que je voudrais aussi te serrer dans mes bras et goutter à tes paupières. Tout m’indiffère sauf toi et mes enfants. J’ai du mal à oublier A… et tous les bons moments d’un passé si proche et si lointain… Elle me dédaigne brûlant ce qu’elle a adoré. Crois - moi toi N… un jour sur mon destrier je parviendrai à t’enlever…
La nuit m’apaise un peu ; mais au matin c’est l’enfer et en journée alternance : chaud / froid. Bain, douche pour me réchauffer et je n’arrive toujours pas à manger si ce n’est un peu de soupe et toujours ces nausées. Je sens la culpabilité et l’angoisse en latence derrière les médicaments mais elle est toujours présente. Et puis, je pense à N… à l’amour que je lui porte et qu’elle refoule ; toujours des femmes mariées !
J’ai froid, chaud, les angoisses ne me quittent pas, je me sens si las et cette obsession culpabilisante. Le matin je ne cesse de penser à A… de ne plus la voir… Je pense aussi à N… j’ai envie de cette ambivalence de périr…
L’astre est souvent à l’ubac et je ruisselle et je suis glacé. Elle me téléphone tous les jours N… calorifère le long de l’échine ; mais jamais à ses côtés je ne serai. J’essaie de reprendre le jazz mais je me sens faible partout. Combien de temps encore le sommeil ne m’écrasera-t-il pas ?
Cette image intempestive de mon ancienne compagne. Mea culpa me répété-je. On me dit : « Il faut aller de l’avant. » Mais je stagne ou je recule ; pour moi rien de présent que la douleur. La tour chancelle prête à s’écrouler.
Qu’ont-ils t