Mercredi 9 août 2006
La corde
 
Blême désolation
De la blancheur des corps
Léthargie en plein cœur
Qu’ai-je donc fait
A cette vie simiesque
 
La neige monotone
En couches m’assujettit
M’effondrant de tourments
Ce soir seul couché l’œil
Fixé au plafond las
Je regarde les mots

Qui volent et me survolent

Malades et flétris
D’un geste qui étonne
J’en saisis un au vol
Le fixe intensément
Laisse l’alchimie qui agit
Il se transforme enfin
En mot charmant qui décolle
Je ne regrette rien
Mon geste de folie
La métaphore rebondit
Chasse la mélancolie
 
Mais le songe inquiétant
Rôde
Erre serre obsédant
Devant la porte il cogne
Non je ne l’ouvrirai pas
Il frappe et réitère
Je sais qu’il parviendra
A en franchir le seuil
Et il m’envahira
De symboles esthétiques
Qui viendra à mon aide ?
 
Derrière la porte résonne
En un sarcasme osseux
La solitude odieuse
Grinçante sans vergogne
Que reste-t-il à faire
Sur le plancher deux boîtes
Tranxène et valium
Vais-je les prendre ou bien
Elle serait trop heureuse
L’infatigable Faucheuse
Non tu es double mort
Aussi je te défie
Avant que tu n’accède
A ta vile besogne
 
Je nouerai à mon ombre
La corde du sommeil
Et autour de mon cou
Lentement la glisserai
Intrépide je serrai
Et la corde m’étouffera
Mon ombre disparaîtra
 
Tu prendras ce cadavre
Tu glapiras de joie
A l’odeur du cimetière
Et de la fosse commune
Des larmes de Job
On jettera
 
Ton cerveau déréglé
Est bien triste pendule
Tu t’enrhumes à courir
Dans les pâleurs nocturnes
Pour m’emporter ce soir
Qu’un erroné cadavre
Vieille aveugle abhorrée
Je serai déjà loin
Dans l’immortalité
Tu tenteras ô défunte
Un dernier coup de main
Mais mon humeur farouche
Aura raison de toi
Les rayons du soleil
Qui raseront la plaine
Aveugleront ta haine
Et te consumeront enfin
 
Alors je pourrai dire
C’est moi qui t’ai tué
 
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 6 août 2006
Angoisse et Souffrance
 

Qu’elle soit objective ou subjective» attitude fondamentale de l’homme qui comprend sa condition dans le monde. »(Kierkegaard) ou qu’elle « apparaît dès que je me dégage du monde où je m’étais engagé. »(Sartre), l’Angoisse s’apparente à une sorte de solipsisme prégnant qui s’insinue jusque dans les pores dermiques et hémorragie infinie qui excentre toute possibilité conceptuelle de l’esprit. Les données emblématiques pourraient la correspondre à une réaction intrinsèque de l’individu et extrinsèques de la société ( Les Souffrances du jeune Werther, Goethe.), nullement comme angoisse subjective s’expiant dans la foi. Se réfugier dans celle-ci serait absurdité puisque seule la néantisation absorbe l’être-étant, dont l’essence même conduit non pas à une prédestination (cf. Sartre), mais à une configuration individuelle. Au risque d’entremettre un solipsisme, il faut comprendre que cet apodictique de l’Angoisse ne frappe l’individu conscient de sa finitude que dans une société où l’interdiction de toute quintessence échappatoire et « in spontanée »ne procure qu’un soulagement coercitif.

Supporter l’angoisse, qu’il ne faut pas confondre avec la Peur, c’est choisir une liberté qui permet souvent d’atténuer l’insupportable en choisissant parfois l’irrémédiable. Certes il ne s’agit pas d’encourager cet extrême qui n’est d’une part qu’un refoulement du moi-étant, n’augmentant que l’Angoisse, et d’autre part à ne pas prêter l’oreille à sa genèse. Psychologues, psychiatres et tout autres médecins de l’ »âme », s’évertuent sans doute à trouver un hiatus plus ou moins confortable. Mais il n’y a aucun solécisme dans le tourment mais une condition « expectorative » de socialisation poussée à l’extrême. Peut-on par sa propre destruction apaiser ses oppressions ? A priori on serait tenter de le croire, le Désespoir « …cette maladie mortelle… » (Kierkegaard », mais ne négligons pas que se serait non seulement une fuite autolâtre mais aussi une mutation du moi avec lui-même qui ne renforcerait que l’individualisme éthéré. N’avons-nous pas peut-être la liberté de lutter malgré tout ? Souffrir de l’Angoisse, c’est souffrir de son apologétique confusion entre Bien et Mal, dont le tiraillement ( cf. Faust, Goethe ) n’est que le reflet de notre condition humaine sans perdre objectivement de vue : sed ultima necat.

par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 5 août 2006
Sé ou sa en soi
 
A quoi bon l’éternel
A quoi bon l’illusion
L’empreinte seule compte
A compter les instants
Où la sensée conscience
Consent à être incréé
 
Le sème en soi célèbre
En signifiant le sé
Par le sa signifié
A vouloir trop parler
En a l’usage perdu
Et la langue avalée
Ne recule devant rien
Pas même le venin
D’un cobra déchaîné
 
J’étais pauvre d’esprit
Et le demeure encore
Pas un mot avancé
Qui ne soit pas remis
Dans le sac mélangé
Pour à nouveau paraître
Dans d’autres conditions
La richesse est rigueur
Des froids d’un plein été
Quand l’esthète prophète
A le goût trop salé
Et le verbe poivré
 
Quand les cheveux grinçants
Prennent les mêmes germes
Au printemps de l’hiver
Je m’en fus tout détruire
En déchirant fiévreux
Les obstacles trompeurs
Composés à mes yeux
Par le gardien véloce
Chargé en premier lieu
D’empêcher naturel
De prendre réalité
 
On se trompe en trempant
Ses lèvres dans cette eau
Dont le reflet changeant
S’abreuve de mensonges
Pour ne pas avancer
 
Le gardien harassé
Ne saura endiguer
La montée de l’éloge
Qui surgit de l’églogue
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 4 août 2006
Près d’un amer
 
Près d’un amer
Laissés nos cœurs solitaires
Pour sentir le sable
Courir sous nos pieds
 
Cueillir l’éphémère
De conques chlorosées
Pour entendre les vagues
A l’âme se briser
 
Philtres absorbés
Enchantements dédoublés
Une mouette s’envole
Un temps d’éternité
 
Laissées près d’un amer
Les retenues d’égards
De regards platinés
A l’insomnie légère
Hideuse
Et enjôleuse
 
Au bel été vais-je te perdre
Traîne misère déambuler
Aux nuits cuisantes près d’un amer
A m’étourdir aux csardas
In presto effrénées
Près d’un amer attristé
A l’esprit Tantale
Etre précipité Infernal
Pour souffrir la faim
Ta soif réitérée
 
C’est supplice doux
Même pour l’éternité
A perdre son essence
Ton visage et ta voix
Mon songe est appétence
Au sérail t’enlever
Mon délire est retour
D’un sine die détour
 
Près d’un amer se promener
Les peines décryptées
Pour étancher les perles
De béotiennes salines
Excoriées du derme stigmatisé.
 
Près d’un amer
Houle de tes hanches a
A mon corps bercé.
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 août 2006
Vérone
 
La lueur des torches
Envahit la pénombre
Minuit est d’épouvante
Au Colisé de Rome
Le Tibre dans ses méandres
Enfante des orgies
Quand Vérone se berce
Aux romances de l’Homme
 
Les orangers soupirent
Cristallisant le lierre
Qui blêmit de flots sombres
Par de grinçants reflets
Pour Vérone s’animent
En filigranes amants
Les élans qui couronnent
D’impossibles élans.
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 août 2006
Absentum virilis
 

Vésanie, vésanie ! Indomptable tyrannie de l’âme et de l’esprit,, tu me fais croire à chaque instant que mon «  être-là (dasein) est dissemblable des autres et pourtant si semblable dans la souffrance de l’angoissante finitude…

La fameuse question : « La lumière reste-t-elle allumée dans un frigidaire quand la porte se referme, ? A été longuement étudié, tournée et retournée pour finir par être qualifiée de loufoquerie. Hors tout le savoir qui émane d’une telle interrogation est identique à celui que l’on pourrait acquérir en se posant le fameux »: Qui suis-je ? . Mais non d’un chien que c’est chiant de se rendre compte qu’on est les autres et que les autres sont nous !!!

Aujourd’hui je me marie, ce devrait être un jour merveilleux…Et pourtant si il savait… ???

 

I.                   Premier jour.

 

Alors que je me mirais dans le miroir de la salle de bain avant de me raser comme chaque jour que Dieu fait, quelle ne fut pas surprise quand soudainement je me rendis compte que les poils de mes délicates et sensibles joues n’étaient plus là…. Bizarre que je me soliloque en mon for intérieur ! Pourtant hier au soir je les possédais, durs, râpeux, et sur les deux joues !

Je passe la paume de mes mains sur ces deux faces devenues glabres : lisses comme une peau de bébé… ! Comment se puisse ? Quelqu’un m’aurait-t-il joué un mauvais tour pendant la nuit ?

Mais qui mis à part mon chien ? Epilé ? Je l’aurais sans doute senti ? Enfin je me dis, de rechef encore en moi, que ce peut-être un de ces phénomènes insolites dont les journaux nous font régulièrement les récits… Je n’ai guère plus le temps de l’aparté ; j’ai un boulot à terminer chez un client….

 
II.                Deuxième jour
 

Les choses ne s’arrangent guère… J’ai donc décidé de consulter. Tous les poils de mon corps, or ceux du milieu, se sont volatilisés. Il y a de quoi s’inquiéter, non ? Et de plus à qui parler d’autre de ce qui n’est plus seulement une question mais un début de désarroi !!!

La salle d’attente est saturée de quidams, comme à l’accoutumée… Bon je prends place quand même, espérant que le doc. Ne s’attardera pas trop sur les pathologies souvent dérisoires et parfois même psychosomatiques. Mon attente dure bien plus d’une heure pendant laquelle cette question phénoménale de « chimerisme » se meut comme pour les péripatéticiens, dans les sinuosités de mon cerveau qui me donne tout lieu de croire qu’il est bien plus que malade…Mon tour enfin arrive. Je me rue, si le mot n’est pas trop fort, dans le cabinet ne laissant pas même au médecin l’opportunité de me serrer la main. Il en reste pantois et me suit un peu désorienté par mon comportement. Je ne lui laisse même pas lorsqu’il rejoint son bureau le temps d’ouvrir sa bouche car je lui déballe aussi vite tout ce discours intérieur que j’avais pendant mon attente concocter dans mes pensées…

Il ne se montre pas vraiment bienveillant mais plutôt dubitatif sur mon état de santé mentale…Je le vois dans son regard

Scrutateur.

Mais soudain comme par magie, moi qui le pensais près à me faire interner je l’entends prononcer ces deux mots :

-         Absentum virilis !

-         Absentum virilis ??? Que je répète abasourdi ?

-         Virilis, qu’il répète, virilis

-         Bon peu importe que je lui lance, c'est quoi ce machin là ?

-         C’est grave ? Et c’est incurable ???

Son silence me pèse…Il commence à m’enflammer ; surtout qu’il croise les doigts et ses lèvres fines esquissent un léger rictus…Il ne cesse de me regarder fixement. Soudain son sourire disparaît et son visage blêmit comme s’il devait m’annoncer une bien mauvaise nouvelle. Soudain après un long moment de mutisme il m’annonce :

 

       -Ce n’est pas bien grave qu’il dit cajoleur.

Ca se voit que ce n’est pas lui qui perd sa toison, ses jarres ; Son attribut viril quoi !

Puis il reprend après mon hébétude :

-         C’est ce que l’on appelle communément : " changement de sexe."

Lui il est calme quand il me l’annonce et moi j’en reste coi.

-         Mais c’est une catastrophe ! Que je dis quand je reprends enfin mes sens ?

-         Moi ! Changer de sexe ? Moi un Homme ; physiquement et moralement habitué à cette condition valorisante…Les mots me manquent.

-         C’est une pathologie simple, reprend-t-il toujours aussi serein. Rapidement vous aller constater des métamorphoses de plus en plus distinctes qui se termineront par faire de vous une femme.

Je n’ajoute rien ; le paye et sort dans la rue où la pluie commence à battre le bitume sans que cela ne m’indispose. » Une femme…Moi ! » Et y-a-t-il un remède ? Que je me demande à l’intérieur de mon moi ??? J’aime mon statut d’homme …Une bonne femme…N’importe quoi… !

 
 
III.             Quatrième jour
 

Les transformations se font de plus en plus fulgurantes ; poitrine, cheveux fins et soyeux, hanches élargies, voix flûtée ; et maintenant quand je me regarde dans le miroir j’ai vraiment tout sauf d’une virago…bien au contraire…Et mignonne en plus…Je me plairais bien si j’étais encore un mec ! Même mes pensées intimes se transmuent…

 
IV.              Dixième jour
 

J’ai dû changer de boulot, personne ne me reconnaissait. J’en ai retrouvé un facilement comme secrétaire, avec mes attraits féminins ça n’a pas été trop ardu. J’ai également changé de prénom et entreprendre les démarches nécessaires pour l’entériner.

Je me promène souvent en ville pour regarder les vitrines…Bon sang…Aujourd’hui je me suis acheté un petit ensemble mauve qui me va, je dois l’avouer, à ravir.

J’ai fait la connaissance d’autres femmes et je ne peux cependant pas dire qu’elles me fassent de l’effet ; mais lorsqu’un mec, mignon, croise mon regard et me fixe avec insistance je dois dire que j’en ai des frissons.

 
V.                 Treizième jour
 

Ce matin, au bureau, alors que j’étais ave Pélanie, une collègue avec qui je me suis liée d’amitié, j’ai « flashé sur un type…Grand, cheveux brun foncé, yeux pers, intelligent et d’un humour charmant…Nous devons nous revoir.

Je ne tiens plus en place, ; il m’a promis de m’emmener au cinéma. Je me promets de le capturer dans mon caret…Mais qu’est ce que je raconte non d’un chien…Je perds la raison…

 
VI.              Soixante cinquième jour
 

Onze heures, Ruize vient d’arriver. Sa mère le conduit devant l’autel. Moi je suis seule, mes parents ne sachant pas toutes ces transformations que m’avaient coûté cette étrange maladie.

La cérémonie est quelque peu barbante ; les consentements de promesses et l’échange des alliances arrivent… Je suis émue, ça me produit une sensation très bizarre moi qui était un homme, je me retrouve à me passer la corde au cou avec un autre homme…Quel délire : s’il savait !

Mon bien aimé, Ruize, il est d’origine espagnole, tient l’alliance entre ses doigts et veux me l’enfiler. Il essaie, tente,, impossible mon annulaire a légèrement gonflé et la bague ne peut s’ajuster. Peu importe, je lui tends l’auriculaire, elle rentre.

-         Ne t’inquiète pas, je lui susurre, de temps à autres j’ai les doigts qui gonflent.

A mon tour j’exécute le même rite ; Je prends l’alliance, la passe au doigt de Ruize, mon presque époux, l’alliance s’introduit avec facilité, même trop de facilité…Elle ne tient pas, il va la perdre…
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 1 août 2006
A l’heur composé
 
Triste une trière
Par la trévise porte
Une barrique trépide
Abritant un triaire
Et tout ça pour des T
 
Les côtes de l’Afrique
A Libreville s’endorment
D’un hydrolat de cèdre
Aux onguents de Liban
Des plages de Mongolie
Aux frontières sibériennes
 
L’artrerïque désert
Décline le soleil
Alcibiade se lève
Se réfugie à sparte
L’Alceste misanthrope
L’Alceste d’Héraclès
L’Alceste d’Euripide
Autant de masques
Qui suis-je une apparence
Un Alceste parmi d’autres
Fatigué de ces jeux
De toutes mises en scène
Je dépose mon habit
Maculé par la suis
Plongeant dans l’hélianthine
Ma seule palinodie
 
Bien me voilà tout seul
A chercher un pareil
Un semblable isolé
Qui écrit dans la nuit
Pour renaître par lui
La fatigue s’allège
Les paupières s’éventent
Le poumon s’appesantit
Hégémonie altière
En première volupté
Le tourbillon m’entraîne
Comme la malvoisie
Le tonnerre se fracasse
Dans l’Argolide féconde
Mes genoux s’entrechoquent
Que n’ai-je pas vécu
 
Ma seule certitude
Est de quitter la vie
Qui m’a été donnée
A choisir la mienne
J’avance en ce cite
Par peur de la trouver
Camarade aiguillon
 
Profité des rosées
Nourricières mamelues
Avoir briller au ciel
Hélios même voilé
J’en ai la goutte au sang
Que demain au futur
Ou même dans des années
Je ne chevaucherai
Que pour me présenter
Lignicole damné
Couvert de scrofules
J’agiterai ma crécelle
Pour me faire annoncer
 
Je révolte mes maux
A être condamné
A consentir un monde
Où je ne puis entrer
Qu’ils gardent leurs valeurs
Je respire les miennes
Qu’ils recherchent le bonheur
Ce concept erroné
Des désirs sans valeur
Car jamais rassasiés
 
Je préfère m’arrêter
Lui faire un pied- de- nez
Elle me guette moqueuse
D’assurance bedonnante
Elle s’approchera e moi
Soufflera mes bougies
En chantant sournoisement

Happy birthday à toi

Quel heureux jour isn’t it
L’air ni l’heur n’sont le bon
Pas plus le Mal composé
L’heure fatalement par me tuer
Sed ultima necat
 
O Nerval
O poètes décimés
Qu’avons-nous tous Maudits
A la craindre si tant
Pas même réunis
Nous ne pouvons lutter
En litanies suantes
Nous implorons les dieux
De nous ressusciter
 
Mais qu’importe de revivre
Même pour un paradis
Ma croyance est l’amour
Pour toi pour moi pour eux
A l’heur composé
Sans Bien bon ni sans Mal
Juste de la fureur

Irae dies.

par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 juillet 2006
Siglaisons
 
Pour toi mon égérie j’ai retrouvé ma plume
Autre sens à l’esprit délivré d’obsessions
Ce mâle objet stérile pendant longtemps
Retrouve en jets babilles l’extase détournée
Depuis longtemps symboles je vous ai rejetés
Défiant de votre sein le cautère bourdon
Inscrits en destinés vous vous êtes échappés

Et courez en saccades à retrouver avide

Les délicieuses coulées du plaisir lénifiant
 
Vous invoquez idoles la syntaxe déliée
L’oxymore vibrant l’antithèse déflorante
Du vierge papier blanc où s’écrase en semence
La pittoresque lyre grotesque d’envolée
De siglaisons cryptées en scoliastes verbiages
Se détache du passé un chancelant présent
 
O toi mon égérie ma figure de style
Ma métaphore filée ma tête de litote
Mon auxèse clarté scapulaire dévoyée
De son auguste route par un poète fou
Emporte sans pitié ses menus vers stupides
Et va les déverser dans les fosses de fientes
Où finissent en exil les mauvaises pensées
O toi mon égérie mon héraldique moisson
Ta prosodie errante fait de moi Ahasvérus
A la barbe blanchie par des siècles d’égarement
J’ai la vie susceptible de se tâter le pouls
Haletant du poumon et les tympans crevés
A force de descendre dans d’abyssales projets
Où l’encens et la myrrhe engourdissent les sens
A fréter les mirages comme de pures vérités
J’ensable l’océan et inonde les déserts
 
Ma forfaiture fomentée à formuler
Des forclusions je forcis forcément
D’extatiques hypostases en mon for intérieur
Et j’excorie en nage mes insatiables humeurs
Mon égérie craintive de sibyllins tourments
Ta parole rétive me laisse au demeurant
La verve en pacage transhumante ventée
J’applique sur mes plaies le baume siccatif
Qu’un sicaire débonnaire ma sciemment cédé
Je lisse cet onguent d’un céladon poisseux
Pour rendre hermétique l’alignement sémique
 
 
J’ai cette forfanterie d’excéder à foison
Les frêles facéties que je loue hors saison
De préférence à plume plutôt qu’en édredon
Mon égérie fatale Vigny était un ange
Baudelaire un démon et moi pauvre de son
D’une guitare impudique qui déraisonne entre
Violons sanglots aux pâleurs monotones
Des langueurs de l’automne, aux Saturniens poèmes
Ta bonne Chanson Verlaine me repose
Mon égérie patiente des délires hirsutes
D’un illuminé rhapsode martelant
Tes journées par de bien piètres émoluments
Pardonne ma fatigue et pose sur ton épaule
Ma tête échevelée mes fatigues d’apôtre
Qui ne sait que clamer je ne sais pas chanter.
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 30 juillet 2006
Exercice
 
Compléments circonstanciels attribut c.o.d
C’est du pareil au même s’ils ne sont apposés
Savoir tendre l’oreille aux participes passés
Accorder au présent son sujet oublié
Grammaticalement parlant la syntaxe obligée
Poétiquement souhaité imaginaire primé
Le nom s’adverbialise le verbe s’adjectivise
Je complète le temps par une subordonnée
Apocope le radic et substantivise
Toutes prépositions de modalité
J’attribue cordialement à tous verbes d’état
La circonstance atténuante
De commencer par à et de s’en achever
 
Mon credo est de vers jeux de mots à l’envers
La raison de travers déjà au premier vers
J’anticipe conjonction coordonne et révère
Le gérondif accent qui prétend circonflexe
Me tendre à l’aigu, au grave et à la tête
 
Je traverse transperce empale avec délice
L’imparfait du mot né et le futur passé
Proche de l’attente des tourments
D’être ainsi campé à tant t’espérer.
 
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 29 juillet 2006

Tourmente

 

Les pas dans le sablon

S’appesantissent d’eux-mêmes

Et la brise s’insinue

Tout le long de l’échine

La nuit est aussi longue

que le jour se fait sombre

Et même si parfois

De sa voix de tendresse

Est Hélios à l’éther

La souffrance est souvent

Plus forte que sa raison

 

L’épuisement parfois me gagne

Pourquoi n’es-tu plus là

Toi qui me réchauffe entier

Je ne puis te serrer

Et t’étreindre en moi-même

 

Toute cette culpabilité

Souvent m’écrase en masse

Et les vœux au divin

Ne me servent à rien

Ta pensée ton souvenir

De ton amour aimant

Faisait que de l’avant

Je pouvais me chérir

Gradus ad parnassum

 Je voudrais les gravir

 

par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 29 juillet 2006
Sagesse
 

Souvent l’aséite nous mène souvent à l’égotisme, en recherchant cependant l’approbation louable des autres ; Et pourtant ainsi que le disait Schopenhauer : «  [Les] masques de l’approbation [nous] consolent souvent d’un malheur réel. . Qu’en est-il de cette quête anagogique qui nous conduit fréquemment à la vanitas ? Nous faisant oublier qu’avant tout nous n’existons, a priori, que par le regard des autres ; cf. J.P Sartre. Que serions- nous sans eux ? Il nous est dit qu’il faut trouver le bonheur en soi mais est-ce suffisant pour l’acquérir ? Epicharme, poète grec, disait ainsi : «  … ceux qui se plaisent à eux-mêmes croient qu’ils sont remplis de mérites louables ; de même rien ne semble plus beau au chien que le chien… . Devons- nous penser qu’il est nécessaire de pratiquer une existence de cénobite ? En ne vivant ni pour soi ni pour autrui ? La Sagesse est particulièrement abstruse…

La seule recherche qu’il nous faut entreprendre c’est peut-être celle du bonheur car ne vaut-il pas mieux vivre en paix avec soi-même en ayant « une juste appréciation de la valeur de ce que l’on est en soi-même et par soi-même, comparé à ce qu’on est seulement aux yeux d’autrui… » ? Même par un psittacisme consolent de notre Etre que Heidegger nommait l’ontique ne peut nous faire négliger notre condition humaine et celle des autres. L’empirisme serait peut-être capable de définir la Sagesse, mais être sage est abscons et conduit parfois, motu proprio, à l’abandon de notre destinée.

par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 28 juillet 2006

A une passante
 
 
La rue assourdissante autour de moi hurlait,
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
 
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
 
Un éclair…puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
 
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !
 
C. Baudelaire, Les Fleurs du Mal,  « Tableaux parisiens », XCIII.
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 juillet 2006

Jugements
 
Le sable s’égrène plantureux
Entre deux doigts malhabiles
Circonvenances de rejet
D’existence ascendants
Anagogie glaciale
Anagogie familiale
A fleur de peau flânée
Toujours cette Ballade
«  Tu n’es qu’un vrai raté »
 
La yole se glisse
Au fil de l’eau cristal
Quand Verdun se relève
De ses forts ensanglantés
Des gémissements avinés
D’éclats de fange osseuse
 
Pourquoi m’avoir saisi
Et refoulé ensuite
N’accordant à mon luth
Aucune constellation
Dérive des Miens présents
Ita sit dictame
 
Smorzando aliquante
Et ce parfum de pampres
Qui s’immisce inégal
Mon souffle irae dies
De palabres estompées
Pour donner du plaisir
D’être par vous reconnu
 
Rien n’y fait
Palimpseste craquelé
Le déclin morfond ma rage
Aséite que donner
Brillance des fragrances
Onguents relents putrides
De Fornarina anagogie
 
Choisir entre plaisir
Forfanterie in petto
L’affolement des terreurs
Panta rhéi des jugements.
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 25 juillet 2006
Parapluie
 
I.
 

-Encore un qui s’est fait buter avec des pruneaux plombés ! Que me lance l’inspecteur buré ? Sous une pluie battante qui ne fait qu’agacer notre exaspération.

-         Le huitième et toujours sous la pluie ! Il nous en veut la vache….

-         Z’ont pris des photos ? Que je demande à Buré ?

-         Oui chef ! Mais eux ils sont déjà partis les veinards.

-         Les légistes ?

-         Pas encore là ! C’est pour ça qu’on est encore là.

-         Et pourtant, je rajoute, nous devons les attendre….

Sous le parapluie que tient Buré, les gouttes claquent de plus en plus et mes chaussures commencent à éponger.

Les gars du labo. Arrivent. Pas cons, ils sortent une bâche et ce mettent au travail en dessous.

-         Faudra y penser, que je glisse à Budé

-         Oui chef ! C’est pas bête.

-         Allez ! On range la voiture ; ils auront qu’à nous taper leur rapport et l’envoyer…On n’a plus à rien affaire ici.

On décarre dans un crissement de pneu infernal. Budé regarde trop les séries américaines !

Il enclenche le gyro.. A quoi sert-il ? Il est trois heures du mat.. Enfin ça l’amuse ; quel gamin ce Budé !

On arrive au poste et je lance exténué à Budé :

-T’inquiètes, le rapport on s’en occupera demain. Maintenant : marre…

Pauvre Budé ! C’est lui qui s’en chargera je le sais bien.

Moi je me rentre chez moi où mon chien m’attend. Il va être frétillant comme d’habitude mais moi non s’il a pissé aussi comme d’habitude.

 
II.
 

Comme je m’y attendais le grand chef veut me voir dans son bureau ! J’ai pas même le temps de voir l’équipe et de siroter un café : Quelle vie de galérien !

Le Manitou est furieux et il ne cache pas sa mauvaise humeur.

- Encore Janson qu’il me dit. Le huitième et toujours par temps de pluie. Mais que fait la police !!!

-         Abruti ! Je pense. La police c’est toi…. Je me confonds en plates excuse –je me déteste ! -,le rassure ; lui promets que l’assassin a perpétré le son dernier méfait et qu’il sera bientôt sous les verrous…

Je me retire, toujours aussi rampant, quel cafard je suis…

C’est pas le tout, je regagne mon bureau. Budé est totalement dépité ; rien absolument rien, pas un indice. Calibre courrant, pas de lutte, pas d’empreintes, la pluie…

Mince que je pense ! Qu’est-ce qu’on va faire ? Et l’autre condé général qui nous les brise menu.

-         Budé, je dis, je dois convoquer les autres inspecteurs. Il faut faire quelque chose ; et vite !

 

Tout le monde de bon ou de mauvais gréer est arrivé dans la pièce un peu surchauffée.

-La météo ? Je demande.
-Encore de la pluie ; m’annonce l’inspecteur.

-         Donc des chances d’une neuvième ! Que je lance agacé !

-         Fort probable, dit piteusement Budé.

Qu’est-ce qu’on va faire ? On peut tout de même pas quadriller toute la ville. De plus pas un indice… Pas une trace qui laisserait penser à un détraqué ; de ceux qui on besoin d’un cérémonial : des bastos dans le buffet et point final ; hommes femmes enfants sans discernement. Certes notre individu doit pas tourner rond mais assez pour ne pas laisser une carte de visite.

 
III.
 

Ce soir je m’y colle à nouveau avec Budé. On va déambuler en voiture dans les quartiers, comme d’habitude et on verra bien.

-         T’as pas prévu l’imper ? Que je lance à budé !

-         Un peu, qu’il dit, chef.

-         Et les parapluies ?

Il jette un regard anxieux autour de lui. Il stoppe la voiture, se précipite vers le coffre.

-         Pas de parapluie chef !

-         On est bien, je soupire…

La soirée n’est pas folichonnement amusante ; surtout que Budé nous a collé France M…, concert spécial épinette. Pour réveiller c’est pas ça ! De temps à autre, pour garder la vigilance, j’appelle les autres voitures. Tous on l’air aussi dans l’emmuisement total. Peut-être qu’il n’y aura rien ce soir ?

 
IV.
 
Deux heures du mat., j’ai froid et faim…

-         Budé ? Dis-je ; tu voudrais bien sortir et nous chercher de quoi grignoter ?

C’est pas enthousiaste que Budé accepte mais il y va tout de même.

La pluie est toujours aussi battante. On s’est arrêté devant un chinois (les seuls qui restent ouverts toute la nuit…Pas légale ; Mais enfin.). Budé s’extrait de l’habitacle, ressert son paletot et se hâte vers le Chinois. Au bout de quelques instants il ressort les bras chargés. Tout d’un coup un type s’arrête à sa hauteur et lui demande quelque chose. Budé fait signe de la tête que non et, aussitôt, avant que j’ai pu réagir, l’autre sort une arme et canarde…

Budé s’écroule…Moi je reste pantois ce qui laisse à l’individu le temps de s’évaporer.

Enfin je sors essaye de le courser, rien affaire il a bel et bien disparu.

Je reviens sur mes pas. Budé a son compte. Je l’aimais bien…Et merde ! J’informe les collègues et tout le tralala recommence.

Cette fois je suis remonté.

Je rentre au poste et fais moi-même le rapport. Tiens le Manitou est là ! Je vais frapper à sa porte² ; il m’invite à entrer. Il est trempé.

-Incroyable ce temps, dit-il, et impossible de trouver un parapluie !

-         C’est vrai, que je réponds. Vous savez chef que c’est Budé qui c’est fait descendre. ?

Le Boss acquiesce de la tête ; il s’assied à son bureau et commence à griffonner quelques trucs. Il ne semble plus vouloir me parler, alors je m’éclipse.- Nous partons ensemble ? Me demande le Manitou..

-         Avec plaisir que je lui réponds en me pinçant les lèvres.

Je regagne mon bureau et commence à rédiger mon rapport.
Une demi-heure s’écoule, quand on frappe à ma porte.

-         Ouais ! Je gouaille nerveusement….

-         Nous pouvons partir ? Me demande Manitou.

Mince ; je radoucis le ton.

-         Avec grand plaisir Monsieur que je dis pompeusement.

J’enfile mon imper et nous voilà dans le corridor. Il pleut toujours autant.

-         J’aimerais que nous fassions quelques pas à pied me dit le Boss.

-         J’ai ma voiture ; je dis en hésitant.

-         Non, un peu de marche nous fera le plus grand bien…

 
V.
 

Nous voilà sur le pavé, battant nos semelles sur l’asphalte détrempé. Nous marchons quelques instants quand le Manitou me demande :

     - Ne trouvez-vous pas que par un temps pareil il faudrait avoir un parapluie ?

-         C’est plus prudent que j’acquiesce.

-         C’est drôle mais je n’en ai jamais eu, que me dit le Patron. Ils ont toujours été pour moi un objet de répulsion.

-         Ah bon ? Je me contente de répondre.

-         La raison n’est pas compliquée, poursuit-il. Lorsque j’étais hospitalisé, ils faisaient passer les détraqués incurables sous la douche froide en forme de parapluie. Depuis ce temps je hais les parapluies et ceux qui en possèdent sont pour moi source de danger.

-         Vous étiez hospitalisé au pavillon…Que je demande intrigué ?

-         Oui comme infirmier avant de rentrer à l’école de Police.

 

La vache ! Il pleut de plus en plus et moi qui n’ai pas de parapluie. Le patron sans doute non plus. Nous continuons notre marche quand le Manitou me questionne :

-         Vous auriez un parapluie mon cher Jules ?

-         -Non, je lui rétorque ; je l’ai oublié dans la voiture.

Le Boss semble se calmer même trop se calmer. Il porte doucement sa main au veston, en sort un calibre et fait feu sur moi à plusieurs reprises…

- Mon pauvre Jules que dit tout bas le Boss. Je t’ai dit que qui avait un parapluie étaient dégénérés…

 
 
 
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 19 juillet 2006
P.M.D
 
Ce soir je vis encore
Qu’en sera-t-il demain
Quand tu veux m’enterrer
Je cris laisse moi voler
P.M.D maladie
P.M.D Vacherie
 
Ce soir je me sens blême
Et ma vigie s’affile
Quand tu veux me blesser
Je siffle comme l’aspic
P.M.D dédoublée
P.M.D mécanique
 
Ce soir le sang me glace
Et mes membres m’agacent
Quand tu veux me ternir
Moi je te laisse venir
P.M.D onirique
P.M.D diabolique
 
Ce soir je cueille encore
St sylvestre feutrée
Quand tu veux m’assaillir
Souvent je te laisse aller
P.M.D électrique
P.M.D maléfique
 

Que faire en ces cas là

Si ce n’est que fléchir
Ou se faire soigner
Qu’on apporte les flambeaux
Le feu tiédit la mer
Qu’on déploie les drapeaux
Ma patrie en est fière
Et pourtant sans arrêt
Il faut y revenir
P.M.D mesquinerie
P.M.D délétère
 
P.M.D P.M.D
Souvent tu coûtes cher
P.M.D P.M.D
Laisse-moi ma liberté
 
L’éviction de ma plume
Laisse l’encre pantoise
Et l’églogue à l’amour
Sur les grèves mûrit
Le vent ouvert au feu
Des adrets blanchis
Et me voilà soumis.
A tes trois initiales
P.M.D tu souris
Et moi je m’affaiblis.
 
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 18 juillet 2006
Passants
-
 

Croisez quelques quidams dans la rue, dites-leur bonjour, souriez-leur ; la plupart du temps personne ne vous répondra… » C’est un malade ! .Vous passez votre chemin le cœur un peu marri. Mais où donc sont passées les relations de convivialités ? Y-en a-t-il eu d’abord ? Morosité, finitude … ?

Quant à moi, je définirai ce phénomène comme égotisme social et ontologique voir axiologique. Pourquoi une telle crainte de l’autre inconnu ? Sont –ils notre Enfer (cf. J.P Sartre.) ? Alors bienvenue dans l’Enfer du réel !

 
 
D’antiques personnes stupéfient
Aux abysses des cachots
Régis par les machines
Redoutant leurs impôts
« A une Passante » Charles Baudelaire

Un éclair …Puis la nuit ! -Fugitive beauté

Quelle dédaigneuse !
La ruelle et les rues
Artères minuscules ou incommensurables
Tant de petites fourmis
Recherchant la férocité
Ne s’apercevant pas même
L’ignorance l’un envers l’autre
Axiologie valeur extrême
Nul de ce vieux monde
N’a le rêve en flammes
Mais le suicide moral

Comme d sont châteaux d’espagne ? Alors parfois sans chagrins

Je te dis adieu la Vie.
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 17 juillet 2006
Ecrin
 
Tu t’es fait belle une dernière fois
Et tu t’es fait la Belle
Puis te voilà
Ma voix s’est ferrée
A jeté dans la boîte de ferrets
Un dernier écrin
Cette vie de crétin
 
Crever la pomme
Et ver en hiver
Dégoûté en somme
Sur ce pucier
Condamné à errer
Fantôme errant
Agalacte comme Ahasvérus
Cours toujours écrin d’amour
Mourir de volonté
Cécité dans les yeux
D’un aveugle aveuglé
 
Il y a plus de couleurs
Que d’éclairs et de chaleurs
Dans un cœur asphyxié
Et la laideur
D’un palpitant aride
Où la fleur du désir
Noyée dans les larmes
D’un océan torride
Asséché pleurs des flots
Où se baignaient
Les déesses volcaniques
De l’anagogie de laves
Un désert de Judée
Et un homme exceptionnel
Babylone tu m’étonne
Croix croix croix
Un corbeau s’est cloué
Une colombe est tombée
Maintenant s »est ouvert
Un écrin de palombes
Qui succombent
 
Y- avait-il un passé dans la Tombe
Dans le caveau sombre
Qu’un Dieu hébreux
Où d’un dieu bacchanale
Je bois le sang
De ses visions perdues
Ironie reniée Pierre
Encore des lassitudes
Où j’ai pleuré
Les larmes de ton corps
Dans ce dernier repas
D’une cène
Qui vomit sa vie
 
Capitaine caporal
Dans un café salé
De ces damnés jovials
Ecrin de tes pensées
Au Mont des Oliviers.
 
<