Jeudi 22 juin 2006

Secrète maladresse

Je voudrais m'allonger sur des draps bleus d'été
te défaire flâneur de ta robe turquoise
en couvrant de baisers les parties dévoilées
une à une tendue à mes lèvres fiévreuses
j'envisage ton corps lissé par les chaleurs
exsudant de saveurs d'odorantes voluptés

Je rêve à tes caresses éminemment dosées
aux formules d'alchimiste que nous saurions trouver
je sentirai ton souffle courir sur mon corps
et tes cheveux auburn savamment me frôler
tes doigts comme des herses de l'harassant labour
promèneront sans cesse leur célérité

je songe à ces tendresses à devenir en toi
l'Elysée d'allégresse porteur de tes pensées
je voudrais éveiller tous nos sens à la fois
ton ventre te parer de délicates nuées

je ne parlerai pas et laisserai monter
L'étincelle divine qui nous emportera
vers de lointaines contrées où se niche l'extase
amnésique paresse qui abolit le temps

mais je laisse en ces songes nos désirs partagés
secrète maladresse gaucherie surannée
je ne sais que r^ver sans savoir où trouver
les draps bleus de l'été sur lesquels s'allonger

par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 juin 2006
                                                                            Délires
L'officiante tristesse s'insinue dans mes pores 
Anesthésiant l'esprit poussé au paroxysme
D?une douleur semblable à des lames effilées
Qui se croisent le fer en étrives cyniques
 
La creuse osmose des visions cathartiques
Déclenche la tempête des houles céphalées
Latente schizophrénie patente vésanie
Viduité cérébrale à la force d?un davier
Pour extraire le Mal qui ronge en angoisses
Les cinabres précipices de la promiscuité
 
Assoupie dans la liesse l'alacrité s'exerce
En d?habiles délires infiltrant le réel
Laisser aux sensations les larmes volcaniques
Vomies en virulence par des ages déchus
Des entrelacs félons s'ingénient au cerveau
Fusionnant l?impression d'aller à reculons
De mon être délité étrivières vénielles
La potence d'airain me suspend au chaos
Où des entrailles opalines le démurge
Sommeille et délivre en d'orphiques couleurs
D'un soleil raviné aux sombres raies usées
Austerlitz Lumière se meurt en transportant
Les graines volatiles de Thlaspis odorants
 
A l?inculte succède la fertile Rédemption
Que la raison impose comme séide patient
Quand le fruit mûr éclate prosélyte proscrit
L'inspiration funeste s'infiltre pernicieuse
Tissant arachnoïde une toile sertie
De topazes scintillantes qui attisent la soif
 
Le faible l'inconsolé le fragile carnaval
Ne sait de quoi donner à son âme perdue
Pour qu'en lui s'atténue la solitaire souffrance
La terrible pression de l'incompréhension
 
A tous siècles il ne trouve aucune circonstance
Et cautérise sa plaie de vers délirants.
 
par cafre publié dans : cafre
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus