Délires
L'officiante tristesse s'insinue dans mes pores
Anesthésiant l'esprit poussé au paroxysme
D?une douleur semblable à des lames effilées
Qui se croisent le fer en étrives cyniques
La creuse osmose des visions cathartiques
Déclenche la tempête des houles céphalées
Latente schizophrénie patente vésanie
Viduité cérébrale à la force d?un davier
Pour extraire le Mal qui ronge en angoisses
Les cinabres précipices de la promiscuité
Assoupie dans la liesse l'alacrité s'exerce
En d?habiles délires infiltrant le réel
Laisser aux sensations les larmes volcaniques
Vomies en virulence par des ages déchus
Des entrelacs félons s'ingénient au cerveau
Fusionnant l?impression d'aller à reculons
De mon être délité étrivières vénielles
La potence d'airain me suspend au chaos
Où des entrailles opalines le démurge
Sommeille et délivre en d'orphiques couleurs
D'un soleil raviné aux sombres raies usées
Austerlitz Lumière se meurt en transportant
Les graines volatiles de Thlaspis odorants
A l?inculte succède la fertile Rédemption
Que la raison impose comme séide patient
Quand le fruit mûr éclate prosélyte proscrit
L'inspiration funeste s'infiltre pernicieuse
Tissant arachnoïde une toile sertie
De topazes scintillantes qui attisent la soif
Le faible l'inconsolé le fragile carnaval
Ne sait de quoi donner à son âme perdue
Pour qu'en lui s'atténue la solitaire souffrance
La terrible pression de l'incompréhension
A tous siècles il ne trouve aucune circonstance
Et cautérise sa plaie de vers délirants.