Vague déroute.
Aurais-je été passage
Aurai-je été fortuit
Le blanc noir d’un mage
Ou l’averse d’une pluie
Que nous restera-t-il
De l’underground amour
De l’aimante insouciance
J’ai la chair lacérée
De nos cœurs transpercés
Que restera-t-il demain
Quand tu m’auras quitté
Quand moi désolé
Je te laisserai aller
En ai-je force envie
N’en peux-tu plus toi aussi
J’ai le vague en déroute
Le trouble désorienté
Un peu de ta chaleur
Un peu de ta rosée
J’ai le goût de cette herbe
Sensiblement foulée
Des gouttelettes perlées
J’ai faim de ton désir
D’une musique faîtière
Mélancolie terrible
Le Cafard n’est qu’Eole
Comparé à l’espoir
De te prendre à nouveau
Et de t’appartenir
Les rythmes embrasés
Succèdent aux effleurements
D’astriction de nos corps
Qui m’enivre des senteurs
De mélodies de jazz
De Brahms ou de Blues
Les Polonaises de Chopin
M’entraînent tout étourdi
Dans leurs sons bleuîtes
Aurai-je encore la force
Toi te laisser t’enfuir
Pour ne pas te retenir
Toi Femme Maternelle
O comme je te comprends
Je souffre l’insolence
Des sages décisions
Porte de plomb scellé
Qui s’est refermée.