Ecrin
Tu t’es fait belle une dernière fois
Et tu t’es fait la Belle
Puis te voilà
Ma voix s’est ferrée
A jeté dans la boîte de ferrets
Un dernier écrin
Cette vie de crétin
Crever la pomme
Et ver en hiver
Dégoûté en somme
Sur ce pucier
Condamné à errer
Fantôme errant
Agalacte comme Ahasvérus
Cours toujours écrin d’amour
Mourir de volonté
Cécité dans les yeux
D’un aveugle aveuglé
Il y a plus de couleurs
Que d’éclairs et de chaleurs
Dans un cœur asphyxié
Et la laideur
D’un palpitant aride
Où la fleur du désir
Noyée dans les larmes
D’un océan torride
Asséché pleurs des flots
Où se baignaient
Les déesses volcaniques
De l’anagogie de laves
Un désert de Judée
Et un homme exceptionnel
Babylone tu m’étonne
Croix croix croix
Un corbeau s’est cloué
Une colombe est tombée
Maintenant s »est ouvert
Un écrin de palombes
Qui succombent
Y- avait-il un passé dans la Tombe
Dans le caveau sombre
Qu’un Dieu hébreux
Où d’un dieu bacchanale
Je bois le sang
De ses visions perdues
Ironie reniée Pierre
Encore des lassitudes
Où j’ai pleuré
Les larmes de ton corps
Dans ce dernier repas
D’une cène
Qui vomit sa vie
Capitaine caporal
Dans un café salé
De ces damnés jovials
Ecrin de tes pensées
Au Mont des Oliviers.
Mutatis mutandis
avec la participation de Didier M.