Mardi 1 août 2006
A l’heur composé
 
Triste une trière
Par la trévise porte
Une barrique trépide
Abritant un triaire
Et tout ça pour des T
 
Les côtes de l’Afrique
A Libreville s’endorment
D’un hydrolat de cèdre
Aux onguents de Liban
Des plages de Mongolie
Aux frontières sibériennes
 
L’artrerïque désert
Décline le soleil
Alcibiade se lève
Se réfugie à sparte
L’Alceste misanthrope
L’Alceste d’Héraclès
L’Alceste d’Euripide
Autant de masques
Qui suis-je une apparence
Un Alceste parmi d’autres
Fatigué de ces jeux
De toutes mises en scène
Je dépose mon habit
Maculé par la suis
Plongeant dans l’hélianthine
Ma seule palinodie
 
Bien me voilà tout seul
A chercher un pareil
Un semblable isolé
Qui écrit dans la nuit
Pour renaître par lui
La fatigue s’allège
Les paupières s’éventent
Le poumon s’appesantit
Hégémonie altière
En première volupté
Le tourbillon m’entraîne
Comme la malvoisie
Le tonnerre se fracasse
Dans l’Argolide féconde
Mes genoux s’entrechoquent
Que n’ai-je pas vécu
 
Ma seule certitude
Est de quitter la vie
Qui m’a été donnée
A choisir la mienne
J’avance en ce cite
Par peur de la trouver
Camarade aiguillon
 
Profité des rosées
Nourricières mamelues
Avoir briller au ciel
Hélios même voilé
J’en ai la goutte au sang
Que demain au futur
Ou même dans des années
Je ne chevaucherai
Que pour me présenter
Lignicole damné
Couvert de scrofules
J’agiterai ma crécelle
Pour me faire annoncer
 
Je révolte mes maux
A être condamné
A consentir un monde
Où je ne puis entrer
Qu’ils gardent leurs valeurs
Je respire les miennes
Qu’ils recherchent le bonheur
Ce concept erroné
Des désirs sans valeur
Car jamais rassasiés
 
Je préfère m’arrêter
Lui faire un pied- de- nez
Elle me guette moqueuse
D’assurance bedonnante
Elle s’approchera e moi
Soufflera mes bougies
En chantant sournoisement

Happy birthday à toi

Quel heureux jour isn’t it
L’air ni l’heur n’sont le bon
Pas plus le Mal composé
L’heure fatalement par me tuer
Sed ultima necat
 
O Nerval
O poètes décimés
Qu’avons-nous tous Maudits
A la craindre si tant
Pas même réunis
Nous ne pouvons lutter
En litanies suantes
Nous implorons les dieux
De nous ressusciter
 
Mais qu’importe de revivre
Même pour un paradis
Ma croyance est l’amour
Pour toi pour moi pour eux
A l’heur composé
Sans Bien bon ni sans Mal
Juste de la fureur

Irae dies.

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