Sé ou sa en soi
A quoi bon l’éternel
A quoi bon l’illusion
L’empreinte seule compte
A compter les instants
Où la sensée conscience
Consent à être incréé
Le sème en soi célèbre
En signifiant le sé
Par le sa signifié
A vouloir trop parler
En a l’usage perdu
Et la langue avalée
Ne recule devant rien
Pas même le venin
D’un cobra déchaîné
J’étais pauvre d’esprit
Et le demeure encore
Pas un mot avancé
Qui ne soit pas remis
Dans le sac mélangé
Pour à nouveau paraître
Dans d’autres conditions
La richesse est rigueur
Des froids d’un plein été
Quand l’esthète prophète
A le goût trop salé
Et le verbe poivré
Quand les cheveux grinçants
Prennent les mêmes germes
Au printemps de l’hiver
Je m’en fus tout détruire
En déchirant fiévreux
Les obstacles trompeurs
Composés à mes yeux
Par le gardien véloce
Chargé en premier lieu
D’empêcher naturel
De prendre réalité
On se trompe en trempant
Ses lèvres dans cette eau
Dont le reflet changeant
S’abreuve de mensonges
Pour ne pas avancer
Le gardien harassé
Ne saura endiguer
La montée de l’éloge
Qui surgit de l’églogue