Angoisse et SouffranceQu’elle soit objective ou subjective» attitude fondamentale de l’homme qui comprend sa condition dans le monde. »(Kierkegaard) ou qu’elle « apparaît dès que je me dégage du monde où je m’étais engagé. »(Sartre), l’Angoisse s’apparente à une sorte de solipsisme prégnant qui s’insinue jusque dans les pores dermiques et hémorragie infinie qui excentre toute possibilité conceptuelle de l’esprit. Les données emblématiques pourraient la correspondre à une réaction intrinsèque de l’individu et extrinsèques de la société ( Les Souffrances du jeune Werther, Goethe.), nullement comme angoisse subjective s’expiant dans la foi. Se réfugier dans celle-ci serait absurdité puisque seule la néantisation absorbe l’être-étant, dont l’essence même conduit non pas à une prédestination (cf. Sartre), mais à une configuration individuelle. Au risque d’entremettre un solipsisme, il faut comprendre que cet apodictique de l’Angoisse ne frappe l’individu conscient de sa finitude que dans une société où l’interdiction de toute quintessence échappatoire et « in spontanée »ne procure qu’un soulagement coercitif.
Supporter l’angoisse, qu’il ne faut pas confondre avec la Peur, c’est choisir une liberté qui permet souvent d’atténuer l’insupportable en choisissant parfois l’irrémédiable. Certes il ne s’agit pas d’encourager cet extrême qui n’est d’une part qu’un refoulement du moi-étant, n’augmentant que l’Angoisse, et d’autre part à ne pas prêter l’oreille à sa genèse. Psychologues, psychiatres et tout autres médecins de l’ »âme », s’évertuent sans doute à trouver un hiatus plus ou moins confortable. Mais il n’y a aucun solécisme dans le tourment mais une condition « expectorative » de socialisation poussée à l’extrême. Peut-on par sa propre destruction apaiser ses oppressions ? A priori on serait tenter de le croire, le Désespoir « …cette maladie mortelle… » (Kierkegaard », mais ne négligons pas que se serait non seulement une fuite autolâtre mais aussi une mutation du moi avec lui-même qui ne renforcerait que l’individualisme éthéré. N’avons-nous pas peut-être la liberté de lutter malgré tout ? Souffrir de l’Angoisse, c’est souffrir de son apologétique confusion entre Bien et Mal, dont le tiraillement ( cf. Faust, Goethe ) n’est que le reflet de notre condition humaine sans perdre objectivement de vue : sed ultima necat.
| Novembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | |||||||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ||||
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | ||||
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | ||||
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | ||||
|
||||||||||