Abeille
J’envie le jardinier qui possède la fleur
Qu’abeille un peu voleuse je voudrais butiner
Elle croît s’accroît mais ne paraît se faner
De cette pensée rebelle qui ne peut s’envoler
Je voltige légère tente de me poser
Mais vigilant gardien du revers de la main
Le jardinier Cerbère me repousse de son bien
La fleur se flétrit par manque de caresses
De mots tendres glissés au calice de tristesse
L’habile jardinier a su l’enraciner
La fleur périra-t-elle lentement étouffée
Pour renaître en merveille d’un bouton oublié
L’abeille sait la patience et attendre son heure
Elle saura dérober la fleur au jardinier.