Essences
Sens muscs encens parfums de la treille
Narines dilatées à l’écoute enchantée
De saveurs nouvelles de senteurs inconnues
Nulle fragrance n’imprègne l’esseulé délétère
Le poison effronté envahit les viscères
Se répand vers le cœur d’Adonis dégonflé
Qui brisé gît à terre dans les larmes versées
Par l ‘absente misère d’une substance sacrée
Volubile et amère d’un baiser dérobé
L’antre palpitant d’un poète suranné
Emphase les rimes autant de cascades
Que l’insolent précieux suant de vers odieux
Par les pores encombrés de sa peau métallique
Aux gris miroitements de prolificité
Prodigue des caresses de son œil Polyphème
Les bouquets sont des mots savamment agencés
Qui pénètrent l’humeur mésomorphe sapidité
Entre l’œil et le nez canal lacrymal
Profondément creusé par de salines perles
Déferlent en cataractes sur les lèvres comprimées
Par de dolents sanglots d’un enfant repoussé
L’invective se contient entre les dents serrées
A s’asséner soi-même une rouée de coups
S’ils ne sont mérités, ses soufflets satanés
Ils calment et vitupèrent les carences nasales
Aux onguents de l’amante iniquement voilée
L’oreille s’olfactise d’une terreur vespérale
Ebaudie et trompée par l’imprésence effluve
Qui glisse sur les murs aux abondantes fissures
Renâclant l’éloquence de quelques reliquats
Le bruit est un silence au ryhtme décalé
Qui tire de l’inférence l’avide dextérité
A extraire du vide la moindre particule
Le méson de l’aimé capable de dispenser
Le flux analgésique le benjoin soulageant
L’inquiétude effarée de l’amant dépité.