Muse
Je voudrais te revoir ma tendre inspiration
Au fond de mes ténèbres j’égrène les saisons
Une à une s’arrêtant à l’hiver
Triste de l’absence blême de l’isolement
J’attends en impatient les repos printaniers
D’un retour éphémère prêt à me réchauffer
Pour que ses mains glacées s’agitent en caresses
Et retrouvent les mots des rondes effrénées
Je désole le temps à recompter les heures
Les jours les mois les ans l’éternité
Clamant à mon ego sa folle témérité
Celle d’une attente que trop démesurée
Cependant à ces mots se conjuguent les verbes
Patienter et aimer en toute impunité
Je serai le gardien l’insolent enivré
De tes nuits étoilées par l’infini lacté
Aveuglé j’atteindrai tes ardeurs véloces
A garder tes secrets qui t’enlèvent à moi
Pourrai-je te garder ô muse à mes côtés.