Clichés
Tu as les yeux qui courent
Sur ta peau ensablée
Et tes lèvres vermeilles
Ont le goût de mon ciel
De ta robe voilée
Qui s’agite de jambes fines
Qui s’étendent au vert
De l’autan alangui
Aux jours qui passaient
Mon cœur se trépassait
A attendre sur la grève
Le déchaînement des vagues
Mon âme tant amoureuse
Se découvre à l’envie
De posséder le corps
Au fort de la tempête
J’ai ma peine à comprendre
Que les feuilles virevoltent
A l’épaisseur des vers
Qui déferaient mes fers
Quand viendras-tu me voir
Toi qui me passionnais
Qui me tourmentais la tête
En girouette glaive
Jamais je ne ferai
Le chemin de Traverse
Pour rencontrer tes jours
Qui m’éloignent de toi
Je sais combien je t’aime
En mouvements d’affliction
Qu’ai-je perdu tout ce temps
A fondre en forgeron
Les passions d’une fugue
De regards obliques
De mots intempestifs
Qui s’étirent en clichés
A peine ai-je le désir
Que le remords me gagne
A vivre sans vergogne
Aux besoins qui te nomment.