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Orfèvre contentement
L’amour m’a confié
Le fond de tes allants
Promouvant aux suffrages
L’alkermès délectable
Tu éclisses mes torpeurs
A l’évitable envie
En chantant le triomphe
Des éclairs tarissables
La saline sueur
En perles sur mon corps
La chaleur de l’étreinte
Fougueuse tant attendue
M’enivre des embruns
De l’océan plaisir
De tes membres contractés
Tout appel à l’amour
Se suspend à la vie
L’espace de ces minutes
De tendresses passionnées
S’intime en diapason
Et correspond en clé
A la première portée
Les parfums les couleurs
Les touches d’effusion
Au temps de l’estivage
Nous laissons en sauvage
En gardant à l’après
Une durable houle
Allongés côte à côte
Nos bras saillants s’enlacent
Resserrant en étau les liens
De caresses furieuses
Les essaims propagés
Délivrent en vainqueurs
Les fraîcheurs aiguisées
Qui durent comme lames
A l’acier de l’aplustre
Pourfendant nos vagues à larmes
Qui secouent nos deux corps
Intimement unis
J’ai dans la bouche le goût
Des ombres haletantes
Qui épousent les contours
De bonheurs pudendum
Au loin du paysage
S’animent les labours
D’où germent pour croître
Les ferments de la vie
J’ai trouvé au contact
De charnelles fusions
La chaleur immortelle
De l’amour diacode
Prends en sourds mouvements
Celui des tons changeants
A l’azur irisé de ton élancement
La volupté me saoule
Itinérant mon âme
En ithos trajets
A l’acte itératif
Invoquant les images
De pensées étincelles
Dont l’écume diaphane
Est sacrement muet
Entre tes hanches s’immisce
Mon piolet amant
Et le battement des tempes
S’agatite à gravir
Pour briguer les sommets
T’offrir à toi l’élue
L’orfèvre contentement.