Périr
La conquête est souvent difficile sans périr
A transgresser les peurs des fêtes de sabbat
Car mourir sans se trancher la gorge ou se pendre
Divise les excès de platoniques émois
Finir ses pensées en pliant sous sa croix
C’est choisir la sûreté d’une souffrance morale
Et passer ses ennuis dans de lugubres songes
C’est bleuir sa face et en choisir l’effroi
Moi je crois à la mort sans son éternité
Fulgurante impassible sous le poids d’un rocher
Aux saillantes arêtes lourdes de naïveté
La nature est bien sourde de toute impunité
La voilà la grande Herse, la Pleureuse maudite
Celle qui m’emportera gironde dans ses bras.