Ad libitum
La sensation de fuir est toujours immanente
Quand au repos s’élancent les rimes opiacées
Sur un déhanchement de barque violacée
Les vers gravissent en élégants la raide pente
Farouchement je me promènerai sur des mètres
Essaimant en poudre volatile de nombreuses rimes
Qui n’auront de sens egologiques arides
Pour ne pas dévoiler cette détresse profonde
Sois-là muse des Erythrée sur ton char
Tiré par le vent et poussé à la gloire
De ne rien dispenser à tout ego autre
Finis ma cécité d’ambiguës moissons
Bimbeloteries vénielles d’adages circonstanciels
Motu proprio se gommera parénèses
En morfondant comme le bon Job
Les larmes écoulées d’une anthèse ad libitum