Samedi 9 septembre 2006
Tanaïs
 
Sous la mitre des présages
L’arc-en-ciel est sauvage
Dégoulinant de miel
Qui se déverse en fiel
 
La perfidie s’emballe
Incontrôlable Empire
Le Traban en cuivré
Ne peut le contenir
Eluard ou Einstein
Que pourrait me dire Freud
 
J’aime une plante verte
Qui s’assoiffe sans comprendre
Qu’éloigné du soleil
Elle rendra son soupir
 
Sous le couvert des Doges
L’éclanche me sermonne
A se hausser si haut
Je vais la déboîter
 
Possèdes-tu béryl
Le lithique émouvant
La courroie entraînante
Qui chasserait gris perle
 
Je les vois disparaître
Tous ceux autour de moi
Dans les méandres calfates
Du séculier séjour
 
Protogynie tamise
Ma fenêtre est ouverte
Ma lubie y titube
Androgyne naissance
 
Supposons qu’au berceau
La foudre m’a frappé
Et l’esprit agité
S’est éteint puis renaît
 
Supposons qu’un ange
A l’enfance insouciante
Cataleptique creuse
Un hypogée secret
 
La lumière aveuglante
Sous pression de deux bars
Des visages contrits
Soudain c’est le réveil
 
Par deux fois libérées
Et par deux fois repris
L’Archange Gabriel
Du Verbe m’avertit
 
Je ne suis plus semblable
Que si j’avais veillé
Sans fermer les paupières
O nature déchaînée
 
Cette voix qui me hèle
Et je ne l’entends pas
Juste lèvres entrouvertes
D’un regard d’anxiété
 
Tous s’agirent à ma croix
L’étonnement me saisi
Je n’ai pas de chagrin
Puisque à nouveau je vois
 
Je trouve enfin ma chambre
Mais les murs sont si pâles
Constellés de lucioles
Qui blanches m’exténues
 
L’entonnoir se resserre
Se retourne sur ma tête
Les cheveux en ficelles de lumières parcellaires
 
D’aucune gravité
Se rassure saint Pierre
Tu es de Tanaïs
Mais vouer à dormir
 
Létal fut le sommeil
Se prolongeant lointain
Amputant la conscience
De son pennon fidèle
 
La pierre pleura souvent
De n’être pas mobile
Mais d’un petit de doigt
Elle roula à la pente
 
Des lémures égarés
Aux ténèbres se ruèrent
Effrayés de lumière
Falot s’entre choquèrent
 
Les ramener à l’ombre
Les étouffer en larmes
Autant fermer les yeux
Et pour de bon cette fois
 
Chaque jour je les chasse
En raflant un ou deux
Mais ils sont si nombreux
Et le rideau tomba
 
Ma traque est permanente
Et je m’enfonce toujours
Plus loin dans la forêt
L’épaisseur m’engloutit
 
Te reverrai-je lisière
A battre les fourrés
Pour compléter le puzzle
Lucidement morcelé
 
 
Je suis des paysages
Qu’au toucher s’évaporent
Je perçois les parfums
Aux harmonieuses notes
 
Les beautés me fascinent
Mais leur poids m’en effraient
J’ai mes paumes qui débordent
De ses uniques trésors.
 
Personne n’y consent
Pas même d’un regard
La cécité les frappe
de la banalité
 
j’ai franchi les aurores
pour humer le girofle
Et refermer la porte
Elle était condamnée !!!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
par cafre publié dans : cafre
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