Thébaïque réalité
Tristes effluves de parfums coronaires
La réalité est thébaïque
De tiroirs lourdement enchevêtrés
U’on en ouvre un ou bien un autre
La léthargie toujours
Finit par nous gagner
Sous des hospices diacodes
Carthaginois ou Phocéen
Le sang des autres coule toujours
Dans des tranchés boueuses amères
Aux apatrides conflits desdémoniens
Encré profond dans la tristesse
Qu’engendre le thyrse ou l’agrément
Le verre se vide à chaque gorgée
D’un vin qui coule comme venin
Obédience ou de révolte
Sourdent les extrêmes fallacieux
Qui d’extatiques se calcinent
En d’ondes fines et continues
A se heurter à mille sorts
Vasques d’émois de vibrations
A son pas lent et délicieux
Le vent d’odeurs se répand
Une femme passe et nous retient.