Dimanche 10 septembre 2006
Le fleuve
Toi qui me rends si heureux
Pourquoi es-tu si loin
Je peux percevoir dans la quiétude
Ton souffle haletant
Et ton parfum de miel
Qui m’inspire tout l’espoir
Me subtilise le temps
Où je ne suis rien
Audacieux je serai
Par les sentes acides
A contempler les feuilles
Virevolter de leur mort
Le jour est un long fleuve
Qui déambule sans but
Et ses méandres placides
Ont des reflets de souffre
Mais la nuit s’envenime
Cataclysme étouffant
Et le matin très tôt
Je m’éclabousse dans le deuil
Il y a tant de plaies arides
Et pourtant tu es Râ
Et tu dardes tes rais
Pour me ravir la peine
Ton humeur me démène
En frénésie ardente
Et je descends le fleuve
Tiré par ma candeur