Sommeil
Le sommeil n’est plus
Qu’une vaste forfanterie
A perdre tant d’années
A perdre tant de vie
Mon attente est cruciale
Pour l’amour et l’envie
De parcourir cent fois
Le chemin détrempé
Où se perd un passé
Stérile de vérité
Les rattraper peut-être
Le goût serait amer
Laisse le s’en aller
J’ai la conscience pleine
D’images incertaines
Ma certitude première
Ma certitude plénière
Est de finir sous terre
Voyager par le monde
Des héliotropes vastes
Mes semelles allégées
De la poussière du vent
Trouver dans ma mémoire
Les transports assurés
Aimer plus que raison
L’autre qui sommeille
Aux jours des raisons
Mes ailes sont déployées
Mais je reste lourd au sol
Se retrouver sans doute
Un peu vieilli tout de même
Je l’aimerai si bien
Inscrite dans ma lune
Et les astres pimpants
Seront de délicieux guides
Le bélier brille au ciel
Se ruant en cosaque
Le sagittaire fragile
Est de dualité
Mi-homme mi-cheval
Il frémit à l’esprit
Trouva son unité.