Mercredi 13 septembre 2006
Réconfort
 
Le temps n’affectionne guère
Que je lui prenne ses gages
Et pourtant j’aspire au repos
Où plus rien n’irait vite
Et pourtant j’aspire au repos
Où tout irait au rythme
De mes propres saisons
A force de penser aux sources
Je tarirai mes peines
Et ce jour là s’éteindra
Le soleil de mes yeux
J’ai la couleur du portrait
Qui vogue dans mon âme
Où les étrangers finissent
Par me tromper de route
L’oiseau perdu devient solitaire
A merveille raison de se taire
Au chant radieux de l’échine
Du pays prodigieux de mes rimes
Je plonge sans cesse dans ton regard
Sur tes sourires aux lèvres
Qui trônent au miroir
De mon apogée tendresse
 
Aujourd’hui je m’avance
En foulant les herbes célestes
Qui drues s’élancent
Vers ton réconfort dompteur
Domotique me favorise
Que l’inégal silence
Qui dure en ton absence
Et roule ma peine
Dans les traces de ton corps
Sans mot dire à périr
Ni battements de cils
Ni frémissements de lèvres
N’accordent à ma main
Le trouble qui confus
Agrippe le teint de l’air
Tout va si vite
Et sans toi je m’essouffle
A être sans rubis
Une pierre précieuse
Atrabile faction
Dis-moi qu’au fort
De mon humble sommeil
Le songe gouvernail
Conduira mon sampan
Vers ton retour à venir
J’ai les mains au toucher
Qui s’écorchent aux bruits
Et la mémoire voleuse
De tes doux réconforts
Lénifiant ma détresse.
 
 
 
par cafre publié dans : cafre
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