Vendredi 22 septembre 2006
Patiente
J’ai cette forfanterie d’excéder à foison
Les frêles facéties que je joue hors saison
De préférence à plume plutôt qu’en édredon
Mon égérie fatale Vigny était un ange
Baudelaire un démon et moi un pauvre son
D’une guitare impudique qui déraisonne en ré
Les violents sanglots aux pâleurs monotones
Des langueurs de l’automne aux Saturniens poèmes
Ta Bonne Chanson Verlaine me repose
Mon égérie patiente des délires hirsutes
D’un illuminé rhapsode martelant
Tes journées par de bien piètres émoluments
Pardonne ma fatigue et pose sur ton épaule
Ma tête échevelée mes fatigues d’apôtre
Qui ne sait que clamer qu’il te porte en son cœur.