Du Tage à l’Eridan
Quand les nuages en nombre
S’étalent à l’éthéré
Je pense ô dieu des pluies
Cernunos à l’envie
Mon visage blafard
Détrempé par les eaux
Recherchent dans ton visage
Le poignard assassin
Sans cesse tu passes en vain
Sans même te retourner
Caton cet immortel
Du Tage à l’Eridan
Symbolisera la plaie
D’un soleil étiré de ces anciens cadran
Aux ombres vénérées
Pourquoi esprits dégénérés
Dans un silence pieux
Ne me laissez-vous pas
Songer à Buridan
A son âne bâté
Qui rua simplement
Approchant des rivages
Aux ondes constellées
Je tente chaque jour
Par toi d’être emporté.