Incoercible
On me dit chante la vie
Comme si elle était Séléné
Et je réponds alors
Que je chante la mort
Comme si elle était flatterie
Ce sont la que s’étendent
De vastes paysages
Aux rangs de fleurs sauvages
Qui ondoient calmes vagues
Sous des yeux dépéris
Les pins on des saveurs
De résines colaptiques
Quant à leur ombre
Attenté je m ‘assis
Je voudrais être là
Rêveur et attendris
Scruter vers le nadir
D’enchanteurs oiseaux
Mais mon luth c’est tu
Et mon bonheur aussi
Qu’en ai-je à contempler
Ses myriades vivantes
Qui ont dans leur silence
Des aspects de clémence
Que de vers flatteurs
Pour parer au soleil
Ses raies étouffantes
Qui frappent les adrets
Echappant à ma vue.
Que de nombreuses voix
S’élancent en oripeaux
Dans mes oreilles abstruses
Pour ne souffler pas mot
D’un calme plus argenté
De l’absolu siccatif
Un placet je le crie
Voudrait en aurifère
Parler de voix charmeuse
Assaillant ce prospecteur
Qui découpe mon cerveau
Vous avez de la chance
De ne pas penser plus haut
Et ne connaître l’Ennui
Cette émulsine saveur
Vous qui parcourez vaillants
Les mirages de l’horreur
A vous chers lecteurs
Que la sombritude finie
Ne vous soit pas connue.