Fortune
Je n’envisage que toi
A force d’habileté
Dans mon jardin secret
Où éclosent les mots
Plus drus que les hauts blés
Plus noirs que le sureau
Quand l’humeur s’abaisse
Plus vifs que toutes teintes
Quand l’ardeur se presse
Entre tes bras volcans
J’alimente mes oracles
De tes déhanchements
Et vibre corde tendre
A tes lèvres lumineuses
J’avantage le songe
Aux brèves réalités
Pour passer des heures longues
A ton corps enlacé
Que ne suis-je près de toi
Mon adorée fortune
En ces brumeux passages
Quand n’agissent plus calmant
Tes antalgiques élans.
Retour à la page d'accueil