Mutin
Sous l’écrin d’amertume
Se dissimule ma plume
Si forte si douce si délicieuse
Quand au soleil de plomb
M’apporte dans ses brises
Ton corps par ta voix
J’ai besoin d’insouciance
Aux caresses de tes yeux
J’ai besoin de constances
A te voir même peu
Sous le joug irascible
Inévitable vie
Au soir est étouffante
La chape caniculaire
Grevant mon impatience
O jours combien trop longs
Aux scolies dédaigneuse
Au jardin circulaire
Où déambulent mes peines
J’irai user l’asphalte
En pèlerin votif
Aux croisées des chemins
Pour t’élever déesse
Ne raillez pas ma joie
Toute simple effarouchée
Ne raillez pas mes craintes
De poète dévot
De l’attente me surgit
Les anémiantes plaintes
En des broderies d’émaux
Ton mendiant je le suis
O ta braise sauvage
De ma ligne bleue des Vosges
De ta tendresse attentive
Qui me plonge les pas
Vers de brillants climats
Ne me les enlevez pas
Je suis mutin rebelle
Tes adresses corporelles
Tes phrases réconfortantes
Qui dissipent les assauts
Et reposent mon âme
Ne me l’enlevez pas
Il couperait mon souffle.
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