Mardi 7 novembre 2006

Non erat his locus

 

Les silences sont d’étranges

Gouttes d’eau qui balancent

Leur mollesse sur le fil

D’argent tendu du temps

 

L’insolence ne permet

Aucune tristesse des hommes

Délibérando saepe

Perit occasio

Et le ciel s’en revient

En rougeoyant longtemps

Ses oronges lumières

Péris de tes élans

Où porte le cilice

L’amour se marie

Tu n’en es plus l’élue

Génis donc Amphion

Tu parviendras peut-être

A élever le mur

De tes lamentations

 

A Pergame un spahi

Chevauche sa monture

Levant les mains au front

Tranchée dessus les yeux

Soumet à sa pensée

La mystérieuse stance

In hoc signo vinces

Vénus l’a délaissé

Le spéos s’est ouvert

Que peut-il encore croire

Dans la désolation

Quant à ses yeux embués

Se blanchissent les ruines

Au soleil de la Rome

Et que rien en ce lieu

Ne lui semble un signe

Non erat his locus

Non erat non est

Que lui importe en fait

Sa déesse s’est perdue

Même la Mort l’ennuie.

par cafre publié dans : cafre
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