Non erat his locus
Les silences sont d’étranges
Gouttes d’eau qui balancent
Leur mollesse sur le fil
D’argent tendu du temps
L’insolence ne permet
Aucune tristesse des hommes
Délibérando saepe
Perit occasio
Et le ciel s’en revient
En rougeoyant longtemps
Ses oronges lumières
Péris de tes élans
Où porte le cilice
L’amour se marie
Tu n’en es plus l’élue
Génis donc Amphion
Tu parviendras peut-être
A élever le mur
De tes lamentations
A Pergame un spahi
Chevauche sa monture
Levant les mains au front
Tranchée dessus les yeux
Soumet à sa pensée
La mystérieuse stance
In hoc signo vinces
Vénus l’a délaissé
Le spéos s’est ouvert
Que peut-il encore croire
Dans la désolation
Quant à ses yeux embués
Se blanchissent les ruines
Au soleil de la Rome
Et que rien en ce lieu
Ne lui semble un signe
Non erat his locus
Non erat non est
Que lui importe en fait
Sa déesse s’est perdue
Même la Mort l’ennuie.
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