Vertige
Je t’ai trouvé souffrante
Au fond de l’isolement
Te permettre renaissance
Au creux de mes tourments
Une lame d’acier
Trempée dans de l’airelle
Une balle de plomb
Tirée à mon oreille
Je t’ai trouvé aimante
Au fond de mes attentes
Attirante captivante
Tu m’as ouvert les yeux
Quand se fermeront-ils
Si ce n’est qu’à l’heure ultime
Heure de vérité
Je ne passe mon temps
Qu’à traîner des regrets
Grouillant d’autorité
Sans gagner de l’avant
L’usurpation du terme
Poète de gauche sournois
Etanche la vive soif
Que j’ai à patienter
Devant mon oreiller
Dans la salle exanguée
De toute vérité
Je recherche la mienne
Au fond d’un grand panier
Où les crabes s’agitent
Sans jamais me pincer
D’une impression furtive
Elle gagne mon émoi
Déréglé je l’atteins
Mais ne peux l’attraper
Fuira-t-elle longtemps
Où m’accordera-t-elle
L’apogée délectable
De me l’approprier
J’atteins de ces sommets
L’illusion du vertige
En balançant sublime
Les revers du feston
Qu’on m’emporte au langage
Consommé de ma soif
Et non plus en songe
Ne vivre qu’avec toi.
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