La route
Je cherche dans les sourires
L’obole du réconfort
Et dans tes yeux précieux
Les ferments de la vie
La souffrance est constante
Quoi qu’on change de sens
Elle s’estompe lentement
Quand elle est séculaire
Si l’angoisse m’oppresse
Je ne suis pas coupable
Et ne me sens en rien
Responsable de fautes
Qui ne font que traduire
La commune névrose
Je suis ce que je suis
Agis quod agis
Mais n’oublie pas rêveur
Que le monde t’ignore
Te croit et te bannit
On me dit regarde bien
Autour de toi on t’aime
Mais est-ce de l’amour
Que de contraindre l’âme
En un lieu dans lequel
Il ne trouve pas son heur
On me défend d’aimer
Parce que j’écris
N’est seulement qu’un rêve
Le rêve ne suffit pas
Il est art de sagesse
Mais j’ai besoin aussi
Du concret de l’aimant
La musique en ces rythmes
Assemble les harmonies
A qui fait-elle du mal
On l’écoute où s’en passe
L’écriture est terrible
Un monstre de cauchemars
Qui réveillent les tréfonds
De nos propres vérités
La fatigue me surprend
L’envie de m’arrêter
On me pousse à écrire
Je voudrais tant brûler
On m’isole finalement
Pour ne pas entacher
La conjonction du temps
Infime forme perçue
Chercher à se glisser
En dessous des objets
En voir les faces cachées
Conduit en long exil
Voilà tu m’as quitté
A vouloir me sauver
Et je reprends la route
Un peu plus esseulé.
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||