Bossa nova
J’ai déposé mon sac
Mes vers et puis mes mots
J’ai regardé le ciel
D’une pluie d’hirondelles
Et puis je l’ai prié
Pour qu’à mes yeux baissés
Puissé-je te retrouver
Mon chemin s’arrête-t-il
A cette vive douleur
Dussé-je m’y asseoir
Consterné et en pleure
Je préfère ne pas croire
Que des flancs déchirés
La vitesse du temps
De toi m’éloignera
Des moments d’allégresse
Les fugitives heures
S’échappera ma flamme céleste
Qui te porte à mon cœur
En des frasques rêveries
Je conserve dans ma main
Le rubis de ton corps
Précieuse pierre limpide
Que je sers fulgurant
Rebelle tu te le dis
Agaçant je le suis
A chacun des voyages
Je reprends mes bagages
Les poserai-je un jour ?
J’interroge les présages
Comme des flots ondoyants
Cherchant dans leurs messages
Quelques pas rassurants
Toute trace dans la neige
Doit-elle disparaître
J’ai le doute binôme
Lamartine enflammé
Méditations d’échos
Qui incessants répètent
Toujours les mêmes mots
Je m’attache dans l’haleine
Respirant dans le vague
Asservi aux transports
L’encens est une gloire
Qui égrène mes espoirs
Un rythme de bossa
Et quelques humeurs noires
Que n’ai-je de raison
Pour fuir comme le sauvage
Devant l’inexplicable
Une étoile s’est levée
Dans ce vaste désert
Si elle veille sur moi
Je ne peux la quitter.
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