Fardeau
J’ai le cœur lacéré
De mille feux tordus
Comme mes pensées sauvages
Le temps n’abolit rien
Si ce n’est mon visage
Emacié et perdu
Crevassé grelottant
Les envies se retournent
Du côté de mes rêves
Eclairés sans les ombres
Par ton scialytique
Trouble en vertige
Fut un air tout simple
Réapparaissait la vie
Sans question d’existences
Dans sa complexité
Refoulées rejetées
Ces interrogations
Effleuraient ma conscience
D’angoissants épisodes
A choisir les effrois
J’ai préparé la route
Qui quand tu n’es pas là
S’obscurcit comme la voûte
Par une nuit sans lune
Tout n’est que pesanteur
De l’enveloppe charnelle
Et l’âme si elle s’élève
Se retrouve souvent seule
Entre grotte et soleil
Bourdonnement des pensées
Les thèmes récurrents
Finissent par obséder
A cogiter en rond
On vacille sans repos
J’examine et supporte
A quoi me sert tout
Si ce n’est que pour toi
A qui me sert tant
Si je n’y connais pas
Les villes ont beau drainer
Leurs sillons de passants
Les campagnes embaumées
De sublimes tableaux
Je n’éprouve que l’orage
A porter ce fardeau.
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