Mousson
Tu es et resteras
Le captique reposoir
De mon calice sacré
Le ciboire où reposent
Mes rêves désordonnés
Qui ne s’achèveront
Pas même la cap passé
De la Bonne Espérance
Etendu sur hamac
A essorer le ciel
De tes dernières pluies
Cette saison cruelle
N’a que trop duré
La paillote détrempée
Comme un moite palud
Prolifère la vermine
Revêtir le pallium
Dispersé l’astreignant
De plantes aliquantes
Sui s’enroulent au cœur
Dès la première goutte
Que les raies de ces spectres
Se commuent en rayons
Que pas même le krak
Des humeurs malignes
Ne plombe de lourdeur
Sarcophagique esprit
Occulté de terreur
Des captieuses blessures
Magnis hominis umbra
C’est l’effroi de puissance
Echappant à la force
Qui s’inflige aux sens
Comme des limitations
Je fixe la fenêtre
Un étouffement s’engouffre
C’est la mousson dit-il
De sa cinglante haleine
Et je m’évertue alors
Il a sans doute raison
Resquiescat in pace
Celui qui y a cru.
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