<![CDATA[A giorno]]> http://www.cafre.org/ Pour tout ceux qui aimenr entendre chanter les mots, nouvelles, aphorismes poésies et autres sont là pour vous... fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[absentum virilis]]> http://www.cafre.org/article-7179466.html Sat, 13 Oct 2007 12:10:03 +0200 http://www.cafre.org/article-7179466.html <![CDATA[Le Missel]]> http://www.cafre.org/article-7128992.html Thu, 20 Sep 2007 19:18:10 +0200 http://www.cafre.org/article-7128992.html <![CDATA[Le Jeu]]> http://www.cafre.org/article-7115897.html Fri, 14 Sep 2007 13:50:21 +0200 http://www.cafre.org/article-7115897.html <![CDATA[Savoir]]> http://www.cafre.org/article-6267458.html   Savoir   Que cherches-tu regard Ame de détailler ainsi Les souffrances sont vaines Et conspirent entre elles Ce soir Je serai seul Et bien fatigué encore Mélange d’alcool de médocs Pour ne pas courir Dans tous les sens du terme C’est pitié que de s’abandonner A sa proie et d’autres automnes Moi je péris à ne pas savoir.]]> Tue, 03 Apr 2007 09:02:34 +0200 http://www.cafre.org/article-6267458.html <![CDATA[Scoliastes]]> http://www.cafre.org/article-5861864.html Scoliastes   Il est facile De dire tout de droit Votre poème est maladroit Et ces plaisants scoliastes Ne se gênent pas Je leur réponds sans effroi Si j’use de mythologie C’est pour dissimuler l’hermétisme De mes profonds secrets Je me refuse en plein De chanter les belles fleurs Alors qu’autour de moi Des gens crèvent de faim…   L’élégance de la nuit Enveloppe son tissu Ma maladresse enfantine Je suis un purotin d’âmes Attablé au repas Des dernières envergures Quelques diables se démènent Et me reproche encore D’écrire et de faire lire Ce que j’ai mal à écrire   Mes détracteurs plaisants critiques On les yeux bouffis de haine Quand aux agacements nouveaux Tout ce qui les intéresse Ce sont des vers classiques et beaux Pas de souffrance surtout Ça ferait mauvais genre Car la vie selon eux N’est pas une galère Dont le ciel opaque de nuage Ne laisse que de misère La beauté arc-en ciel D’un indigo rêveur Qui s’enracine dans mon cœur Qui n’est qu’amertume   Certes écrire des roses Les cueillir c’est plus simple Les miennes elles sont noires Comme celle de mon âme Comme celle des jeunes âmes Que leur donnez-vous critiques A lire de la béatitude Qu’en est-il à faire de cette pilule  La gaîté n’est pas de mise La gaîté laisse à mourir Quant elle est avachie Derrière des tas de pognons Que d’une pantenne serrée Je ne vais plus leur faire plaisir Ni m’appesantir encore J’écris pour tous mais pour ceux Que la souffrance de la vie Rend plus que cruel Et ceux qui n’aiment pas N’ont cas dans leur yole Pourfendre des écritures Comme la mienne Qui voudraient ressentir Même très hermétique Révolter l’oriflamme sec D’une écriture mièvre
 
   ]]>
Sat, 03 Mar 2007 01:35:04 +0100 http://www.cafre.org/article-5861864.html
<![CDATA[accort]]> http://www.cafre.org/article-5849655.html Accorte   Souvent près des auvents A l’abri de la tempête Ressurgissent les instants Où tu me prenais la main Pour me combler de balans Latérite dans la poche Je courrais en plein ciel Histoire de retrouver Les Paradis artificiels Voilà ma douce aimée Ces quelques lignes en plus Tout à fait accortes Et qui sont à ton être.]]> Fri, 02 Mar 2007 08:14:35 +0100 http://www.cafre.org/article-5849655.html <![CDATA[Le Bas de Marilyne]]> http://www.cafre.org/article-5822833.html Le bas de Marilyne     Le téléphone tressauta cinq fois, Maryline décrocha -        Il est cinq heures mademoiselle, lui dit une voix monotone, bonne journée. -        Merci.  Elle raccrocha le combiné qui se rendormi aussitôt. Le jour poignait entre les persiennes closes. Des raies de lumière striaient le plancher d’acajou qui craqua sourdement sous ses pieds. Près du lit, sur la table de chevet ronronnait silencieusement le réveil. Il s’étira et bondit sur le plancher. Il se frotta aux mollets arrondis et fauve de sa maîtresse en poussant de léger tic tatquement : il avait faim.. Marilyne le prit entre ses mains ; remonta délicatement son mécanisme et versa quelques gouttes d’huile de coude sur les aiguilles phosphorescentes de son cadran. Elle le reposa sur la table de chevet. La fraîcheur de ce matin la saisit à bras le corps. Elle attrapa son pantalon de laine turquoise qui pour la nuit s’était installé sur le plafonnier. Elle se glissa dedans. A la cuisine, où la vaisselle de la veille reposait dans l’évier, la cafetière à minuterie programmable poussa un sifflement strident, le café était prêt. Marilyne se dirigea vers la salle de bains où un important ficus s’étalait en toute quiétude. Un jour il faudrait qu’elle le taille, car il envahissait progressivement le lieu. Mais elle attendrait que les oiseaux y nichaient migrent à la fin de l’été. Tant bien que mal, elle parvînt à la douche, retira son pantalon, retira son pantalon, régla le thermostat pour la température de l’eau et poussa les battants en celluloïde. Un judicieux système photo électrique déclencha la mise en marche. La tiédeur de l’eau fouetta le corps ambré de Maryline. Les oiseaux réveillés par le crépitement du liquide sur le dallage, piaillèrent et s’envolèrent par une lucarne entrouverte. Marilyne sortit de la douche, saisit son peignoir suspendu à l’une des branches de la plante et l’enfila. La douceur de l’éponge lui caressa la peau avec délice. Un frisson de plaisir la parcourut devant le miroir aux enluminures vertes, elle se recoiffa en passant sa main à rebrousse poil dans ses cheveux mouilles, puis s’empara d’un tube de crème de soin dont elle recueillit un nuage par une légère pression de la main sur l’enveloppe d’aluminium. Délicatement elle appliqua le produit onctueux sur son visage. Un témoin lumineux placé près de l’interrupteur clignota. Quelqu’un sonnait à la porte d’entrée.   II.   -        Bonjour mignonne, dit le petit homme en pointant son calibre sur le bas ventre de Maryline. Il la poussa à l’intérieur. Deux autres types, faces burinées, fines moustaches noires et couvre-chef sur la tête, suivirent. -        On est venu te dire un petit bonjour les copain et moi ! Lui dit le grand qui clignait sans cesse des yeux. -        Le troisième obèse et tatoué, se dégagea avec difficulté de l’encadrement de la porte. Maryline affolée tenta de fuir, mais le petit la saisit par le bras, la serra si fort qu’elle se courba en deux. -        Vous me faites mal ! -        Tu crois que nous sommes là pour te faire jouir ? Dit l’obèse en rigolant à gorge déployée. -        Assez parlé ! Reprit le petit, il faut faire vite avant que le quartier ne se réveille. -        Si c’est de l’argent que vous voulez… -        T’entends ça le tiqueux ? Demanda l’obèse au grand. A croire qu’on est là pour quêter. Le petit attrapa les cheveux de Marilyne et l’entraîna vers la chambre à coucher. -        T’inquiète pas, dit-il à Marilyne, on ne va ni te voler ni te violer. L’obèse qui ne pouvait pas pénétrer dans la chambre, s’installa au salon dans un large fauteuil au cuir écaillé. Il sentit l’odeur du café et demanda au grand d’aller lui en servir une tasse. Le petit s’emporta. -        on n’est pas là pour prendre une collation ! -        toujours la même antienne, bougonna l’obèse, on n peut jamais en profiter. Le grand retourna dans la chambre où Maryline effondrée pleurait. Le petit tenait toujours son révolver en main, tan disque le grand fouillait dans les tiroirs d’une commode située en face du lit. Il finit par en sortir un bas résille. -        Je crois que celui là fera l’affaire. Le petit acquiesça. Il fit un grand noeud coulant puis tendit le bas au petit. Marilyne pressentit  ce qui allait lui arriver et se mit à hurler. Le grand la saisit sous les aisselles, le petit lui passa le pas autour du cou, serra le nœud coulant puis tous les deux la hissèrent au lustre en s’assurant de sa solidité. -        C’est bon, dit le petit au grand, tu peux la lâcher. Le grand lâcha maryline qui après un craquement sinistre des vertèbres se balançait au bout de son bas. -        Allez, on s’en va ! ordonna le petit. Les trois hommes repartirent. L’obèse resta à nouveau coincé dans l’encadrement de la porte. -        Faudra que tu maigrisses, suggéra le grand sinon… Sans bruit, ils dévalèrent les escaliers. L’obèse vérifia que personne n’était dans la rue. Ils s’engouffrèrent dans un cabriolet noir. Le grand tourna la clef de contact, la voiture vrombit. -        Attends ! S’écria le petit, j’ai oublié mon flingue là-haut. -        Il sortit précipitamment de la voiture, gravit les escaliers et pénétra de rechef dans l’appartement. Marilyne se balançait toujours au bout de son bas. Il prit le revolver et retraversa l’appartement. En refermant la porte d’entrée son regard s’attarda sur la sonnette. Il jura. Blême, il reprit place dans le cabriolet qui démarra sur les chapeaux de roues. L’obèse se curait les ongles avec un couteau à cran d’arrêt en sifflant l’air de Carmen, tandisque le grand jetait de temps à autre des coups d’œil suspicieux dans le rétroviseur. -        On s’est gouré de nana, déclara le petit livide. Le grand écrasa la pédale de frein. La voiture plongea sur ses roues. L’obèse lâcha son couteau qui se planta entre ses cuisses volumineuses. -        Comment on s’est trompé de nana ? Demanda le grand les deux mains fondues au volant. -        Demande à l’obèse, c’est lui qui s’est chargé de la trouver. Ils se tournèrent vers lui. -        Quoi, qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? -        Ta gueule ! Hurla le petit. Si t’avais mis tes lunettes, on n’en serait pas là. Maintenant il est trop tard crétin ! Il dégaina son révolver, le pointa sur l’obèse et appuya sur la détente. Le coup partit, la tête éclata. - Comme ça dit le petit en rengainant son gun, il ne confondra plus le o avec le u. Il se tourna vers le grand. Parce que figure toi qu’on a liquidé Marilyne Munroe…]]> Wed, 28 Feb 2007 03:52:14 +0100 http://www.cafre.org/article-5822833.html <![CDATA[Le calcul]]> http://www.cafre.org/article-5813208.html Le calcul   I   La chambre 412 tout aussi bizarre que cela puisse paraître, ne se situait pas entre les chambres 411 et 413, mais au trente deuxième étage de l’hôpital qui d’ailleurs n’en était pas un, puisque des bureaux en occupaient les trente et un autres. Cependant A l’entrée du bâtiment, un écriteau en stuc indiquait Qu’au trente deuxième étage se trouvait la chambre 412 de l’hôpital. Vierleux commodément calé sur son lit, s’amusait à recenser les puces qui insouciantes gambadaient sur le chien Marrot. -        T’en a encore prise une, grommela Vierleux. Hier t’en avais deux cents et aujourd’hui deux cent une. -        C’est pas ma faute répondit Marrot qui pour la première fois s’exprimait ; chaque fois que je descends au trente et unième -        Pour te chercher un café au distributeur de la société Implux, je rencontre la chienne du sous directeur qui ne cesse pas de me relancer. Comme elle est loin d’être laide, je ne la repousse pas. -        - Au moins répondit Vierleux, tu pourrais lui dire qu’elle songe…Les portes de l’ascenseur s’entrouvrirent dans un carillonnement en 5ème augmenté, donnant à l’atmosphère aseptisé un empyreume jazzy. -        Bonjour cher malade, fit l’homme qui s’introduisit dans la chambre -        Bonjour, rétorqua Vierleux avec mauvaise humeur. -        Comme je me trouvais dans le coin, je suis monté voir comment vous vous portiez. Parvenu au pied du lit, il tendit une main dont l’imparidigité frappa Vierleux qui n’offrit la sienne qu’après une longue hésitation. La moiteur de l’organe qui se glissa dans le sien produit sur son visage une crispation répulsive. Il s’empressa de se défaire de l’étreinte.      -      Alors docteur, s'enquérit Vierleux, depuis la semaine dernière quoi de neuf ? Le médecin se gratta consciencieusement le menton. -        Depuis le dernier traitement pas d’amélioration probante. Il déposa son porte document au pied du lit. Je pense qu’il va falloir opérer. -        Ca va pas ! Hurla Vierleux. Le chien prit peur et se réfugia sous le lit. D’abord vous me faites poirotter une semaine et ensuite vous m’annoncez tranquillement qu’il faut opérer. Le médecin recula d’un pas et se heurta à la table de chevet. Il saisit son porte document et tourna les talons. -        Bon, il faut que je m’en aille. On viendra vous chercher demain matin pour vous conduire au pavillon 315 à l’autre bout de la ville. Le pavillon 315 contrairement à la chambre 412, possédait trois étages dont la salle d’opération se trouvait dans un building de cinquante six étages appartenant à une multinationale. Tous les malades devant subir une intervention chirurgicale y était regroupés chaque semaine, libérant ainsi les chambres individuelles d’attentes disséminées dans la ville. Les portes de l’ascenseur s’entrouvrirent, le médecin s’y engouffra. Il oublia de retirer ses doigts qui sectionnés par le retour des portes chutèrent mollement au sol. Marrot s’en régala, puis retourna à sa lecture de Spinoza… Derechef les portes de l’ascenseur se séparèrent l’une de l’autre. 6 Salut, lançai-je guilleret à Vierleux qui m’accorda son premier sourire de la semaine.      -    Salut ! Répondit-il.      -     Comment va notre mourant ? Vierlmeux tassa les coussins puis se radossa contre les barreaux métalliques du lit. Il extirpa un tire jus de son pyjama et souffla si fort dedans que Marrot à nouveau effrayé se retrouva sous le lit. -        9a fait une semaine que je suis là et demain ils veulent m’opérer, dit-il en regimbant. -        Je lui tendis une boîte de cigares que j’avais acheté avant de monter le voir, dans une galerie marchande à l’entrée. L’effet de mon geste fut immédiat ; Vierleux cessa de bougonner. Hâtivement il défit l’emballage et porta un cigare à ses lèvres. -        T’as du feu ? -        Tu crois que… -        T’occupe pas et passe-moi du feu. Je m’exécutai en prenant soin cependant d’inciser la vitre d’un vasistas pour que la fumée s’évacue aisément. Vierleux tira savoureusement sur le trabucos. Une vapeur bleuité s’éleva lentement au plafond blanc, et se dissipa instantanément au contact du staff. -Cà fait du bien, soupira béatement Vierleux. - Le chien toussotait, il ne supportait pas la fumée. Je lui proposais de venir faire un tour avec moi. Il accepta en me confiant qu’il avait une entrée au trente eu unième. Vierleux comblé ne prêta pas attention à notre départ.   II.   -Bonjour, me dit un homme en complet jaune citron. Il s’avança vers moi en me tendant une main en fibre de verre. Démile Berleveux, sous directeur de l’Implux société : contamination en tout genre des organes sensibles… Je le saluai comme ma maman me l’enseignait jadis, en jetant un regard attentif alentours. Un long couloir s’enfonçait dangereusement entre deux murs hâves, incrustés de multiples portes aux couleurs différentes qui à chacun de nos pas s’entrebâillaient en tenant sur moi des propos fallacieux. Le sous directeur, qui me précédait, me semblait pas surpris par ce phénomène. Il se contenta de me dire qu’avec l’habitude on s’y fait. Je continuais à le suivre. Soudain je me heurtai à la masse encombrante de quatre vingt dix kilos de chair. Il venait de s’arrêter. -        Je vous offre un café ? -        Avec plaisir, acisquiesai-je. Marrot qui avait retrouvé sa pékinoise à face de doberman, se volatilisa derrière l’une des portes. Démile Berleveux introduit dans une fente s’ouvrant gourmande sur le flanc de la machine une pièce qui dégringola impavide jusqu’au monnayeur. Un cliquetis métallique annonça l’arrivée du gobelet qui se positionna de façon à recevoir le liquide qui s’écoula lentement en petits jets vaporeux et odorants. Je pris le gobelet brûlant en savourant papilleusement l’arôme de l’expresso. Berleveux quant à lui se contenta d’une topette qu’il tira de son veston et dont il versa le contenu dans sa bouche. -        J’ai remplacé l’encre par du chéri, me dit-il à voix basse, c’est normalement interdit. Il reboucha la topette et la fourra dans sa poche intérieure. -        Curieusement les deux murs se rapprochèrent l’un de l’autre. Berleveux m’entraîna vers un sas qui s’ouvrit à notre approche. -         Ne craignez rien, toutes les heures c’est pareil. -         Comment ça ? -        Pour éviter les insectes nuisibles, répondit-il en se rapprochant les murs les écrasent. Ensuite un procédé d’aspiration évacue les restes. Ingénieux n’est-ce pas ? -        Et la machine à café, interrogeai-je ? -        Aucun problème. Elle s’éclipse dans un vaste bureau aux tentures orientales. Au milieu s’édifiait un vaste salon en cuir de zébu reconnaissable aux cornes plantées à chaque extrémité des accoudoirs. Le bureau proprement dit, en colophane, ne orange, occupait l’arrière fond à peine visible. Les jalousies mi-closes filtraient incorruptiblement la lumière extérieure. -        Vous êtes seul ici ? Questionnais-je. -        Oui, c’est bien suffisant pour sérier les modes de contamination. -        Et cela sert à quoi ? -        A plein de chose mon ami, répondit-il en se glissant telle une anguille à l’arrière du bureau. Il me pria de prendre place en vis à vis sur un fauteuil en forme de coquillage qui surgit du parquet. Il triffouilla dans un tiroir, d’où il extirpa trois photos qu’il me tendit d’où il extirpa trois photos qu’il me tendit. Empressé je les regardais. Elles représentaient des produits de consommation disponibles dans tous les magasins ou grandes surfaces. -        Quel rapport avec votre fonction ? M’étonnai-je. Il reprit les clichés qu’il abandonna aux cupides appétits du tiroir. Satisfait il bailla puis se referma. -        Comment voulez-vous, dit-il tout excité, que les salariés de la médecine survivent si d’une part ils guérissent les maux de leur patient et d’autre part ils perdent par conséquent leur clientèle ? Comme je n’apportai pas à sa question la moindre réponse, il poursuivit. -        Salarié par cette corporation pour affecter les gens de maladies les plus divers, il me faut parvenir à les contaminer. Et c’est là que les produits de consommation interviennent. Je saisis soudain pourquoi Vierleux se trouvait à l’étage supérieur. Promptement je me redressai, Berleveux qui sentait venir le coup sortit d’un second tiroir une arme. En levant les bras, je basculai le bureau qui s’abattit sur lui d’une seule masse. Un coup de feu éclata. La balle alla mourir dans une toile de Picasso d’où un fin filet de sang s’écoula. Je me jetai sur lui et l’assommai à volée de cendrier cristal que j’avais ramassé au passage. Je sifflai le chien Marrot qui rappliqua en pestant. Je l’avais dérangé dans ses ébats amoureux. Tous deux et surtout moi nous regagnâmes l’ascenseur qui moyennant quelques billets nous ramena en cinq sept à la chambre de Vierleux… -        C’est un calcul monstrueux ! Criai-je à Vierleux qui tirait toujours sur son cigare. Ebaudit par ma volcanique irruption, il chuta du lit -        A ce point là ? Me demanda Vierleux perdu. J’espère qu’ils ne vont pas m’enlever le rein.        ]]> Tue, 27 Feb 2007 12:17:15 +0100 http://www.cafre.org/article-5813208.html <![CDATA[Ma fille]]> http://www.cafre.org/article-5732433.html Ma fille   Sous le soleil rouge D’un pays d’horizon Je gravirai les marches D’un escalier colimaçon Je porterai entre mes mains Un papier de soie lumineux Où s’inscriront les lettres Toutes dorées de ton prénom Clémence ma puce S’étalera de tout son long Et je crierai alors plus fort Pour que l’écho l’emporte Au loin ma fille Toi que j’adore]]> Wed, 21 Feb 2007 09:27:54 +0100 http://www.cafre.org/article-5732433.html <![CDATA[Mousson]]> http://www.cafre.org/article-5529348.html Mousson   Tu es et resteras Le captique reposoir De mon calice sacré Le ciboire où reposent Mes rêves désordonnés Qui ne s’achèveront Pas même la cap passé De la Bonne Espérance Etendu sur hamac A essorer le ciel De tes dernières pluies Cette saison cruelle N’a que trop duré La paillote détrempée Comme un moite palud Prolifère la vermine Revêtir le pallium Dispersé l’astreignant De plantes aliquantes Sui s’enroulent au cœur Dès la première goutte Que les raies de ces spectres Se commuent en rayons Que pas même le krak Des humeurs malignes Ne plombe de lourdeur Sarcophagique esprit Occulté de terreur Des captieuses blessures Magnis hominis umbra C’est l’effroi de puissance Echappant à la force Qui s’inflige aux sens Comme des limitations Je fixe la fenêtre Un étouffement s’engouffre C’est la mousson dit-il De sa cinglante haleine Et je m’évertue alors Il a sans doute raison Resquiescat in pace Celui qui y a cru.]]> Mon, 05 Feb 2007 09:18:14 +0100 http://www.cafre.org/article-5529348.html